Essai Zipp 353 NSW : vitesse et douceur ! [MAJ]

​​​​​​​Dans la famille 303, les 353 se situent tout au sommet de la hiérarchie. Sur le papier, ce sont les roues les plus légères et les plus aérodynamiques de cette collection orientée «endurance». La théorie, c’est bien… Mais l’impitoyable verdict du terrain reste à la fois plus rationnel et plus intéressant. Alors, quel est le bilan de ces roues hors normes ?
Publié le 22/08/2021 14:41 - par
3074 vues - 0 commentaire
  • Texte : Amaël Donnet

    Photos : Amaël Donnet & Vincent Becqué

     

     

    Nous n’allons pas revenir en détail sur la construction de ces roues, tout est expliqué sur notre sujet dédié à la présentation des Zipp 353 NSW . Cependant, il y a quelques éléments importants à se remettre en mémoire :

    • Les crochets disparaissent et la largeur interne des jantes fabriquées à Indianapolis passe à vingt-cinq millimètres. Ces options techniques obligent l’utilisation de pneus tubeless larges, 28mm au minimum, et limitent la pression à cinq bars au maximum. Les avantages résident dans un compactage et un moulage des fibres de carbone plus dense et mieux géré. La solidité progresse, le poids s’abaisse. Les 353 sont garantis à vie pour le premier acquéreur et ceci y compris dans le cadre d’une utilisation gravel «sage».
    • Le profil supérieur de la jante ondule entre quarante-cinq et quarante millimètres de haut. Ce profil, nommé Hyperfoil, facilite la tenue des roues par vent latéral. La jante est pourvue de nombreux artifices aérodynamiques.
    • Zipp a retravaillé ses moyeux Cognition V2. Ces derniers sont développés en Allemagne et fabriqués à Coimbra dans l'usine portugaise de Sram. Le moyeu arrière dispose désormais de cinquante-quatre points d’engagement. À l’interne, l’utilisation d’un matériau synthétique nommé Sylomer améliore la fluidité du mécanisme tout en limitant l’entretien.

     

     

    Petit focus sur le profil ondulé Hyperfoil et les artifices aérodynamiques de la jante 353 NSW. À notre connaissance, aucune jante n’atteint un tel niveau de travail.

     

    Avant de se trouver sur notre vélo, ces roues ont bien voyagé. Les jantes sont fabriquées aux États-Unis, les moyeux proviennent d’une usine Sram basée à Taïwan, les rayons sont belges et le montage est effectué au Portugal. Wahou ! Les finitions sont excellentes et la débauche de technologie utilisée sur ces roues en font des modèles très haut de gamme. Avec un tarif fixé à 3'600 euros la paire, ces roues coûtent le double des 303 Firecrest.

    Nous avons pesé ces roues à 1’290g la paire en comptabilisant les fonds de jante étanches et les valves tubeless. Vis-à-vis des 303 Firecrest, la baisse notable de poids est appréciable. Ces roues sont plus vives, les accélérations se font plus franches. Dans les cols et les bosses, l’impression qui domine est celle de rouler des roues de montagne. Avec l’avantage, en rapport de roues 100% montagne, c’est qu’il n’y a pas besoin de se battre pour filer vite sur le plat et en descente.

    Ces Zipp acceptent sans broncher les sprints et les relances appuyées sur le plat ainsi que dans les courtes ascensions abordées à fond, comme si notre vie en dépendait. Elles ne s’écrasent pas, ou presque jamais. Rassurez-vous, elles s’accommodent également d’un rythme moins soutenu et elles pardonnent les pannes de watts. Ces roues sont douces, les sensations sont linéaires. On peut faire la comparaison avec l’expression : «une main de fer dans un gant de velours».

     

     

    La précision de conduite est simplement parfaite. Grâce à des rigidités maîtrisées, on cisèle les courbes avec une grande confiance. On place le vélo là où on le souhaite. La bonne tenue du pneu permet de conserver la trajectoire choisie. La faible pression, nous avons roulé entre 4 et 4.7 bars selon les conditions et nos envies, procure un grip dément. Pour info, voici le tableau des pressions préconisées

    En cas de vent latéral, les 353 sont faciles à tenir… Sans atteindre le degré de facilité de jantes basses. Il convient de garder à l’esprit que cela reste des jantes «hautes». Malgré tout, les progrès sont incroyables si on se remémore les jantes hautes en profil de «V». Ces roues réclamaient une attention de tous les instants. Et le confort ? Pour des roues sportives et performantes, il n’y a rien à redire, c’est très honnête.

     

     

    Les 353 NSW ne seront clairement pas à la portée de toutes les bourses. Mais si votre budget le permet, vous pouvez craquer sans crainte. Car si elles ne sont pas deux fois mieux que les 303 Firecrest, dans le cadre d’une pratique endurance, il s’agit des meilleures roues de série que nous avons essayées.... Mais aussi les plus onéreuses !

     

    Petit CV

    • Jantes : 353 NSW en carbone, Profil Sawatooth, empreintes HexFin et bosselage Hyperfoil, hauteurs 45-40mm, largeur interne 25mm, largeur externe 30mm
    • Moyeux : Cognition VII, 54 points d’engagement pour la roue-libre
    • Corps de roue-libre : Sram XDR et Shimano
    • Rayonnage : 24 rayons Sapim CX-Ray croisés par deux
    • Comptabilités : uniquement pneus tubeless d’une largeur minimale de 28mm (110% de la largeur interne), freinage à disque, pression maximale de 5 bars.
    • Poids : 1'290 grammes avec valves et fonds de jante,
    • Tarifs : 3'600 €, 1'600 € la roue avant, 2'000 € la roue arrière

     

     


  • Classé dans la categorie: Matos | Voir les autres news dans cette categorie
Advertisement
  • Connectez-vous pour commenter

    Connectez-vous :


    Mot de passe perdu ?

    Inscrivez-vous :