QUOC Gran Tourer II

Ville dessus, campagne dessous... Quoc applique à la chaussure de gravel la recette qui fit le succès du Range Rover ! un subtil mélange d'élégance, de confort et d'efficacité tout-terrain dont seuls les britanniques ont le secret.
Publié le 13/04/2022 07:00 -
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  • Quoc est l'une de ces Start-Up née d'une idée folle (à l'époque), mais menée à bien jusqu'à son terme : créer une chaussure spécifique pour le gravel !

     

    Vous êtes peut être de ceux qui considèrent qu'une chaussure de gravel est avant tout une chaussure de vtt ?

    Et bien ce n'est pas le cas de Quoc. Dès 2017, Quoc a fait le juste constat que les chaussures de vtt sont : soit affreusement rigides, au point qu'il soit impossible de marcher avec, soit exagérément souple, au point de ne pas pouvoir soutenir un pédalage au-delà de 2-3 heures.

    Bref, les chaussures de XC, comme les chaussures de "Trail" ne sont que partiellement adaptées au gravel... et au-delà des aspects techniques, il va sans dire que le look VTT, n'est pas toujours du meilleur goût dans le monde plus routier du gravel, notamment lors des inévitables pauses urbaines lors de parcours de plusieurs jours.

     
     

     

    Quoc, a donc eu l'idée folle, de créer les "Gran Tourer", une chaussure destinée au gravel, à la randonnée et à la longue distance en général, que ce soit en balade ou en course. La première version était à lacets, la seconde arrive aujourd'hui, avec quelques améliorations, la plus visible étant le remplacement des lacets par une molette, système devenu incontournable, du moins d'un point de vue commercial.

    Même si certains les utiliseront uniquement sur route, les inserts sont évidemment prévus pour des cales et pédales de VTT, seule manière de pouvoir réellement marcher avec une chaussure de vélo.

    Bien entendu, le style est au-delà des standards, avec une sobriété et une palette de couleur toutes britanniques, Noire, Sable, et Rose chair, qui permettent de sortir de l'ordinaire.

     

    Voici donc la Gran Tourer II, que nous avons eu le privilège de recevoir quelques semaines avant leur sortie, ce qui nous permet de vous en faire une présentation vécue !

     

     

     

    La Gran Tourer II

     

    La version reçue présente une tige en microfibre façon cuir noir, mais surtout une semelle de couleur naturelle qui affiche sa présence. Le caoutchouc utilisé est effectivement très différent de ce que l'on trouve sur le marché, mou sous le pouce avec une gomme tendre qui semble très adhérente.

    Passé la première impression qui est celle d'une esthétique raffinée, c'est la qualité, de fabrication et des matériaux, qui frappe. L'ensemble semble solide et protecteur ! La jonction entre tige et semelle est de plus recouverte, à chaud, d'un film étanche qui vient compléter la protection tout temps, alors que des micro-perforations aèrent parcimonieusement le dessus de la tige.

     

    A l'essayage, le chaussant révèle un des premiers points clés de cette chaussure : il est plus large que ce que nous utilisons généralement. Ce n'est pas large comme la version large d'une chaussure étroite ou surdimensionné, mais large comme non contraignant, et sans générer de point de gêne, ou de "ça serait parfait si..."

    En fait c'est une sensation proche de celle d'une basket, très différente de celle d'une chaussure "de course",ou chaque mm cube est âprement négocié.

     

    La languette est bien rembourrée, et le serrage de la molette se fait sans douleur. Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, le serrage d'une molette unique tend à être plus lent qu'avec deux : il faut effectivement un certain nombre de tours de molette, pour avaler tout le câble, comprimer la languette, et finalement atteindre la tension désirée. La molette n'est pas une "Boa", mais fonctionne tout aussi bien au serrage, et s'avère même plus pratique avec un débrayage instantané lorsqu'on change de sens.

     

    Bien que nous n'ayons pas testé la version 1 (à lacets), Quoc précise que d'autres points ont été améliorés, notamment en réponse aux remarques des ambassadeurs qui les utilisent depuis plusieurs saisons, dans les conditions réelles et exigeantes (notamment sur des courses longues distances de plusieurs jours).

    Les plus significatifs sont :

    -le remplacement des lacets par une molette, pour le gain de temps et la facilité d'ajustement "en vol"

    -le talon qui a été revu pour un meilleur maintient, et une meilleure protection de la cheville

    -la languette qui a été réduite en volume et rendue plus respirante

    -la semelle rigidifiée et le poids réduit, pour obtenir un feeling plus dynamique

     

    Sur ce dernier point, il est vrai que le poids nous a paru très faible à l'essayage, ce qu'a confirmé la balance : 374 grammes (avec cale), ce qui est effectivement une belle performance pour des chaussures équipées de vrais crampons (et pas seulement de pavés comme les chaussures de VTT)

     

     

    Le ride

    Lors de nos premières sorties, il faut dire plutôt courtes en cette saison, nous avons immédiatement trouvé les GTII très confortables.

     

    En réalité, le chaussant est assez unique dans le monde cycliste. Il faut dire que Quoc est parti d'une page blanche, et n'a pas non plus fait appel à l'un des nombreux industriels italiens qui auraient inévitablement typé le résultat dans un volume de pied plus conventionnel. Si l'on devait grossièrement schématiser, disons qu'en dépit de leur look épuré, les GTII proposent un volume plus proche d'une basket ou d'une chaussure de marche que d'une chaussure de vélo "de course". Ce n'est absolument pas une critique, plutôt un constat à la fois surprenant mais pertinent. C'est totalement différent de ce qui existe sur le marché, tout particulièrement dans l'offre haut-de-gamme, avec un pied qui ne rencontre pas de point dur, ni de forme contraignante. Bien sur le ressenti changera d'une personne à l'autre... mais avec probablement beaucoup moins de variante que sur une chaussure italienne en carbone.

     

    Vue de dessus, la GT II révèle son volume généreux, et son bout de pied notoirement arrondi : une forme universelle et très réussie !

     

    Alors que Quoc dit avoir amélioré le maintient des talons sur cette version II, nous les avons plutôt trouvé du même acabit que le reste de la chaussure, c'est à dire... peu contraignants.

     

     

    Mais bien sur cette sensation concerne le chaussant... pas la rigidité ! La plateforme de pédalage est "normalement" efficace et, même si elle ne présente pas la rigidité "totale" d'une chaussure de route en carbone, elle n'en reste pas moins typée pour la performance... nous y reviendrons plus loin. En fait cette rigidité est surtout répartie différemment sur la longueur de la semelle. L'extrémité avant du pied présente même un vrai fléchissement qui permet une marche naturelle. C'est une solution déjà adoptée par quelques références du segment (Giro VR90 et Rapha Explore) et qui permet de marcher (presque) normalement sans aucun impact sur le pédalage.

     

    Les Gran Tourer complètent ce concept par un talon également plus souple, mais plutôt latéralement. Là encore, l'effet sur le pédalage reste minime, mais permet de marcher tout à fait naturellement, y compris lorsqu'on descend un escalier ! C'est un autre détail, mais la cale est également plus renfoncée dans la semelle qu'à l'accoutumé. Ce n'est qu'un millimètre, mais qui empêche la cale de toucher le sol (du moins en terrain lisse), et complète les petits détails qui rendent les GTII aussi à l'aise à terre qu'à vélo.

     

    Concernant le pédalage, et alors que Quoc précise avoir rigidifié la semelle, nous estimerions le fameux indice de flex autour de 7-8. Même si cette valeur est aussi le fruit d'un compromis entre pédalage et marche, c'est surtout une autre approche de la performance. Avec un fit plus généreux, une semelle super rigide procurerait la sensation d'un manque de maintient.

     

    On ne peut pas tout avoir, mais l'esprit des GTII, se situe bien sur l'efficacité dans la durée... et cet équilibre rigidité / chaussant nous parait très bien dosé.

     

     

    Pour marcher, la Gran Tourer II adopte bien sûr la cale VTT (ici Crankbrother) qui disparaît sous la semelle.

     

    Les deux rangées de crampons avant ne sont pas là pour faire de la figuration : on aimerait bien trouver cette accroche sur toutes les chaussures de VTT !

     

     

    Le "Gravel Grip" est une des bottes secrètes de Quoc. Cette gomme mystère semble aussi adhérente qu'un pneu neige finlandais... sans en avoir le poids !

     

     

     

    En résumé c'est ville dessus, campagne dessous...

     

    Ville dessus, campagne dessous et confort entre les deux... ce serait sans doute les ingrédients de la chaussure de gravel selon Quoc. Un peu comme le Range Rover en son temps, capable d'affronter les rigueurs de la campagne sans perdre son élégance une fois rentré à la ville.

    Quoc a su puiser dans le patrimoine britannique les ingrédients d'une chaussure pratiquement unique en son genre.

     

    Nous avons été convaincu par l'équilibre confort-performance, les réelles capacités pédestres, et même le prix qui ne crève pas les plafonds, surtout en regard de la très belle qualité du produit.

     

    Et enfin, qu'on aime ou pas, le style des Gran Tourer participe évidemment à leur fonction : se fondre dans tous les paysages !

     

     

     

    TEST EN BREF

     

      QUOC Gran Tourer II

     

    Pitch : la chaussure du gentleman-rider

     


      Chiffres clés

      Pirx : 255 €

      Poids VdR : 374 grammes (1/2 paire + cale en 43)


      Points Forts

    • Aussi confortables à vélo qu'à pied
    • Chaussant Universel
    • Distinction britannique
    • Matériaux solides

     

     

     

     

     

    Les trois autres couleurs, dans l'ordre :  Pink, Black/Black, Sand

     
     

     

     


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