Guidon : ces courbes qui font tourner les vélos… et la tête

En matière de guidon de Route, le choix est large, plus encore que la variation déjà vaste des segments de pratique. Entre Cyclosport, Cyclotourisme, Cyclocross, et Gravel, l’offre peut donner le tournis. On fait le tour des types de guidons disponibles sur le marché et on vous donne les clés pour faire le meilleur choix.
Publié le 15/11/2020 09:00 - par
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  • Cet article a été réalisé avec l’aimable participation de Ritchey

     

     

    Dis-moi quelle est la forme de ton guidon, je te dirai quel type de cycliste tu es… C’est un peu réducteur de le dire comme cela, mais c’est pourtant une réalité, il y a fort à parier que l’on puisse définir l’orientation de pratique d’un cycliste à la forme de son poste de pilotage. En effet, à l’instar de la tenue vestimentaire qui permet bien souvent au rouleur de se distinguer et d’afficher ses affinités en matière de vélo, le choix de son guidon peut témoigner de son expérience dans la pratique et de la façon dont il pédale.

     

    Petite question de sémantique pour commencer.

    On a pris pour habitude de parler de guidon pour les vélos de route alors que l’on parle de cintre pour les VTT. Or, le mot GUIDON définit littéralement la combinaison du cintre et de la potence. Il serait donc plus juste de parler de cintre pour la route également, mais s’acquitte volontiers de cette contrainte linguistique. De leur côté, les anglophones ne s’embarrassent pas de cette nuance en parlant de « handlebar », la barre de mains, souvent résumé à « bar »  tout court.

     

    Dans ce sujet, nous faisons volontairement abstraction des cintres plats issus du VTT, des plats recourbés et autres guidons de ville type moustache qui répondent autant à des critères esthétiques qu’à des besoins spécifiquement urbains pour nous intéresser plutôt aux guidons recourbés dont le design est issu du cyclisme sur Route. Ces guidons ont été initialement conçus pour optimiser les performances, la posture en appui sur l’avant permettant en effet de fournir plus d’efforts et de développer plus de puissance. Les différents positionnements des mains, dans le sens de la route, aux cocottes ou plus rapprochées sur le dessus du guidon, permettent d’adopter des positions plus ou moins confortables et de toute façon variées, pour que le cycliste puisse se soulager le dos et les bras et les mains en évitant la fatigue musculaire qui peut arriver avec les postures trop prolongées. Ces guidons s’adressant à des utilisateurs plutôt sportifs ou du moins qui n’utilisent pas le vélo de façon purement utilitaire sont caractérisés par le fait qu’ils proposent plusieurs positions pour les mains. C’est d’ailleurs pour multiplier les prises qu’ils ne se contentent pas de grips ou poignées classiques, mais qu’ils se recouvrent de ruban de guidon plus communément appelé guidoline.

    Quels sont les différents types de guidons disponibles sur le marché ? A quels segments de pratique s’adressent-ils initialement ? Voilà les questions auxquelles nous allons répondre dans un premier chapitre.

    Le second chapitre fera le point sur comment choisir le guidon qui nous correspond le mieux en fonction de sa façon de pédaler et de ce que l’on fait avec son vélo ? On définira pour cela certains caractères et spécifications techniques.

    Nous finirons par quelques conseils techniques pour bien monter et régler son guidon et avec une vidéo explicative pour aider à poser correctement sa guidoline.

     

    1 - Une offre de plus en plus riche

    2 - Choisir son guidon

    A- Lexique

    B - Caractéristiques

    - Le matériau

    - La largeur

    - Le diamètre

    - La Câblerie intégrée ou non

    - La e-compatibilité

    - Les combo potence-cintre

    - Le poids

    3 - Interview Ritchey

    4 - Poser sa guidoline (vidéo)

     

    1 - Une offre de plus en plus riche

    Fut une époque pas si lointaine où les guidons de Route présentaient des designs relativement similaires à quelques millimètres près, ci et là. On constate en effet une diversification tangible des pratiques cyclistes. Les grincheux diront que c’est sous l’effet du marketing, cette satanée manipulation mentale que les marques utilisent pour nous vendre tout et n’importe quoi. Nous préférons y voir une ouverture de l’offre sur des façons de rouler différentes, un élargissement du panel de propositions qui nous donne une plus grande liberté de choix techniques, pour autant de liberté de pratiquer le vélo à sa sauce. C’est positif donc. De fait, dans les catalogues des différentes marques d’équipement, on trouvera une myriade de guidons de formes variables, plus ou moins audacieuses et originales, destinés par leurs concepteurs à des usages plus ou moins précis. On fait le tour des différents type de guidon de Route proposés sur le marché à travers le catalogue de notre partenaire sur ce sujet. Notez qu'à l'exception des usages en compétition qui imposent des caractéristiques dogmatiques, les segments de pratique restent toujours indicatifs. Les famille de produits sont poreuses et chacun est libre de préférer un type de cintre plutôt qu'un autre pour rouler avec le plus grand plaisir. C'est beau la liberté !

    On trouve ainsi les guidons « Sportifs » voués à équiper les vélos typés cyclo-sportifs dans l’esprit des vélos ultra performants qui animent les courses du World Tour et des autres courses sur route de tous les niveaux. Potentielle utilisation en compétitions oblige, ces modèles doivent présenter des cotes validées par l'UCI et le plus souvent permettre le montage éventuel de prolongateurs.

    La dernière version du Streem présente une partie supérieure agressive en forme d'aile d'avion (38 x 22,5 mm) approuvée par l'UCI. C'est un guidon aérodynamique développé pour la vitesse mais qui préserve tout de même de bons appuis des mains pour grimper confortablement. Un authentique guidon pour la performance.

    Esthétique classique et construction moderne, le NeoClassic présente un design très "traditionnel", mais néanmoins légèrement modernisé (reach et drop réduits) que certains coureurs professionnels continuent de plébisciter.

    Pour ceux qui ne se fixent pas de limite de prix, la petite famille exclusive SuperLogic associe les matériaux les plus légers et les plus raffinés à des années de développement technologique. Le cintre Logic II présente un design ergonomique très "high-tech" et se négocie dans cette version à 300€ !

    L'EvoCurve présente un reach et un drop réduits, avec un sweep de 5 degrés sur la partie supérieure ovalisée pour offrir de multiples options de prise en main confortables.

     

    On trouve également des guidons plus « confortables » destinés à équiper les vélos typés « Endurance » autrement dits longues distances et les vélos de cyclotourisme.

    Conçu pour améliorer le contrôle et le confort, l'ErgoMax procure une position des mains au bas du guidon plus large et une élévation de 10 mm par rapport à la zone de serrage de la potence offrant une position de conduite légèrement plus droite. Ces caractéristiques polyvalentes le destinent autant aux vélos de Gravel, qu'à la route, à l'endurance et même au cyclocross.

    Imaginé pour une pratique polyvalente, le Butano est conçu pour procurer une position rassurante avec un reach peu profond de 73 mm, un drop modéré de 118 mm et surtout un drop Flare de 12°. Le Butano joue aussi la carte du confort avec son Sweep Back de 4 degrés qui offre une position plus naturelle des mains en haut du cintre.

     

    On trouve enfin les guidons « Gravel » dont la particularité est d’ouvrir le champ des possibles en privilégiant la polyvalence.

    Apprécié des amateurs de Gravel, le VentureMax évolue en douceur avec l'adoption d'un tube horizontal ergonomiques et aérodynamique (de forme aplatie de 38x22,5 mm), et l'ajout d'une fenêtre pour accueillir une boîte de jonction Shimano Di2

    Pensé pour le Gravel et le Bike Packing, le Beacon propose un flare particulièrement évasé de 36° privilégiant le confort, la stabilité et une large place pour les différentes sacoches de guidon.

     

    2 - Choisir son guidon

    Dans l'idéal, pour bien choisir son guidon, il faudrait pouvoir en tester plusieurs modèles pendant plusieurs heures à chaque fois pour bien prendre la mesure de chacun. Impossible. Alors on peut essayer de se rendre sur un salon test ou dans un magasin pour essayer de multiples vélos équipés d'autant de guidons différents. Compliqué. On peut enfin s'en tenir aux avis plus ou moins éclairés d'une communauté de pratiquants qui nous correspond, ce sera déjà une bonne base de travail. Insuffisant toutefois.

    Avant toute chose pour sélectionner son guidon en déchiffrant judicieusement les indications techniques communiquées par les fiches techniques, il faut connaître les standards et comprendre le vocabulaire. On Au risque de fâcher ceux qui défendent farouchement la langue française, dans ce domaine particulier du cintre, les anglicismes sont roi. En même temps, il est parfois difficile de trouver un mot simple dans notre vocabulaire français souvent trop précis pour traduire des notions complexes que la langue anglaise exprime avec des mots plus vagues. Le shape d’un guidon par exemple peut être traduit par le galbe ou plus globalement la forme générale de celui-ci, mais le drop, le reach ou le drop flare impose une description tellement plus laborieuse. Bref, voilà un lexique permettant de mieux comprendre les cotes techniques qui déterminent la proposition du guidon. 

    Pour le bikepacking, disposer d'une certaine largeur de guidon n'est pas superflu pour accueillir une sacoche de cintre

     

    Côté standards, c’est assez simple. Les guidons de Route sont toutefois disponibles dans différents diamètres : 26 ; 31,8 ou 35 mm, mesurés au niveau du montage sur la potence. Comme toujours, plus le diamètre est important plus il favorise la rigidité, qui n’est pas une fin en soi rappelons-le. Le diamètre au niveau de la fixation des cocottes est invariable : 23 mm environ. Ils adoptent des formes du coude variables : rond, compact, anatomique ou évasés. La largeur varie également : 36, 38, 40, 42, 44, 46, 48, 50 et 52 cm pour s’adapter aux différents formats de cycliste.

     

     

    A) Un lexique particulier

     

    • a) C’est quoi le shape ?

    On vient de le dire, le shape d’un guidon c’est globalement la forme de celui-ci. Ça rassemble toutes les caractéristiques. 

    • b) Qu’est-ce que le drop ?

    C’est la mesure d’axe en axe en projection verticale entre la partie supérieure la plus haute du guidon, là où l’on pose les mains perpendiculairement à la potence, et la partie la plus basse du guidon, à savoir le retour inférieur. Un drop important permet d’adopter une position les mains au bas du guidon plus agressive et aérodynamique. À l’inverse, un drop contenu privilégie le confort et facilite les changements de prises sur le cintre.

    • c) Qu’est-ce que le reach ?

    C’est la mesure d’axe en axe en projection horizontale entre la partie supérieure la plus haute du guidon, là où l’on pose les mains perpendiculairement à la potence, et le point le plus avancé de la courbure du guidon. Plus le reach est important plus la position sera agressive et aérodynamique. Plus le reach est bas plus le cintre procurera confort et aisance dans les changements de prise en main.

    • d) Qu’est-ce que le drop flare ?

    C’est la mesure en degrés de l’inclinaison sur un plan vertical de la partie courbe inférieure du guidon par rapport à la partie supérieure horizontale perpendiculaire à la potence. C’est une mesure qui prend toute son importance sur les guidons type Gravel qui s’évasent en partie basse. Plus le Drop Flare est important, plus les parties basses du cintre dépassent vers l’extérieur, ce qui permet une position qui ouvre la cage thoracique et favorise la stabilité.

    • e) Qu’est-ce que le flare out ?

    C’est la mesure en degrés de l’angulation latérale, sur un plan horizontal donc, de la partie inférieure du guidon par rapport à l’axe vertical de la courbe inférieure de celui-ci. Plus le flare out est important plus les coudes sont écartés, ce qui favorise le contrôle de la direction. Les adeptes de Gravel apprécient cette caractéristique qui type esthétiquement leur monture, favorise le contrôle de la direction et offre -une plus grande capacité de chargement au niveau du guidon pour le bike packing.

    • f) Qu’est-ce que le back sweep ?

    Il s’agit de la mesure, en degrés ou millimètres selon les cas, sur un plan horizontal entre l’axe du guidon au niveau de sa fixation dans la potence et son axe avant qu’il ne plonge dans la courbe. C’est le recul du guidon. Cette légère angulation permet une prise en main plus ergonomique et naturelle.

     

    B) - Caractéristiques

    - Le matériau, aluminium ou carbone

    L'aluminium offre le meilleur rapport prix-rigidité-poids et il est dans tous les cas suffisant pour une pratique cycliste sérieuse, y compris la compétition à haut niveau. Mais bien entendu, il existe des modèles plus prestigieux en carbone optimisant le rapport rigidité/poids. Le prix est en revanche beaucoup plus élevé ce qui réserve ces modèles aux utilisateurs qui souhaitent toujours disposer des équipements les plus luxueux. A titre d’exemple, le même cintre WCS Streem chez Ritchey est 190€ plus couteux et seulement 40 gr plus léger en carbone qu’en aluminium. Selon nous, si la compétition sur route à très haut niveau peut éventuellement tirer parti du gain de poids, le Gravel n’a pas grand-chose à gagner à passer au carbone.

    - La largeur

    La largeur indiquée correspond le plus généralement à la mesure d’axe en axe entre les deux coudes du cintre, mais toutes les marques n’utilisent pas les mêmes repères. Le mieux est de se renseigner sur les habitudes des marques convoitées pour comparer avec précision les différentes offres. On choisit la largeur de son guidon en fonction de sa largeur d’épaules. Selon la théorie, il faudrait que la largeur du cintre corresponde à celle des épaules du cycliste, mesure qui est elle-même complexe à mesurer avec précision. Pour bien choisir, nous conseillons de se positionner les mains aux cocottes (ou au niveau de) comme si on était sur le vélo : les bras tendus doivent être sensiblement parallèles. Un cintre plus étroit favorise l’aérodynamique et réduit l’encombrement alors qu’un cintre plus large facilite la prise en main et favorise le contrôle et la stabilité. Ainsi les coureurs en ligne auront tendance à choisir un cintre à la largeur contenue alors qu’à l’inverse, les adeptes de Gravel préféreront le plus souvent un peu plus de largeur.

    - Le diamètre

    On l’a dit, plus le diamètre est important, plus le cintre est censé être rigide, ce qui n’est heureusement pas une vérité absolue. Ça dépend aussi de l’épaisseur, de la forme et du matériau du tube. La rigidité fut longtemps une valeur absolue dans le monde du vélo, synonyme de rendement et de performance. Mais contrairement à ce qui est le plus souvent admis, qui peut le plus ne peut pas forcément le moins. Une grande rigidité peut en effet garantir une certaine précision de pilotage, mais il y a un revers à la médaille. Une trop grande rigidité implique aussi une moindre tolérance avec les erreurs de conduites et donc une plus grande exigence vis-à-vis du cycliste. En outre, il est rare qu’une grande rigidité ne soit pas un minimum pénalisant pour le confort, notamment sur le long terme, car elle filtre forcément moins bien les petits chocs en provenance du sol. Bref, le cycliste peut perdre en efficacité et en plaisir. 

    - La câblerie intégrée ou non

    Depuis quelques années, l’intégration est le mot à la mode. On intègre la câblerie dans les cadres, la batterie des VAE, et depuis quelque temps, la câblerie passe elle aussi parfois dans le cintre. Certains modèle sont donc pourvus de fenêtres permettant de faire cheminer la câblerie en interne. Cette solution flatte l’œil, limite l’éventuelle gêne lors de la prise en main du guidon. En revanche, elle complique le montage et l’entretien, et peut dans certains cas se révéler bruyante, les gaines claquant dans le cintre avec les vibrations. Je l’avoue, je ne suis pas fan de cette solution qui est d’autant plus contraignante lorsque le vélo est doté de freins à disque hydrauliques.

    Incontournable de la gamme Ritchey le Streem existe désormais dans une version avec routage interne des fils, câbles, gaines et durits sans sacrifier son goût pour la vitesse, ni son confort.

     

    - La e-compatibilité

    Les fabricants de guidons se sont adaptés aux évolutions techniques en matière de changements de vitesse, notamment les transmissions électroniques comme en propose Shimano. Des cintres spécifiques ont été développés. L'intégration des fils électriques rend ceux-ci presque invisibles. Ce passage internes des fils, câbles et gaines, parfois même jusque dans la potence, permet d’épurer la ligne du vélo, mais il permet aussi de protéger ces fils électrique des agressions extérieures. On peut néanmoins se demander si la porte ouverte par Sram avec ses groupes électroniques eTape AXS sans fil, ne va pas créer un grand courant d'air qui va balayer à termes, ce problème de l'intégration des fils.

    - Les combo potence-cintre

    Les combos potence-cintre avec lesquels les deux composants ne font plus qu’un restent encore rares et souvent chers. Il faut dire qu’ils sont toujours en carbone, ce type de construction étant difficilement réalisable en aluminium sans passer par une construction soudée forcément moins esthétique et techniquement peu avantageuse. Les modèles les plus courants, en carbone donc, sont esthétiquement flatteurs, à priori plus rigides et fiables que les combinaisons. Techniquement, ils présentent l’avantage de libérer le design et de travailler des fibres composites (épaisseur, orientation) de façon à contrôler précisément les deux caractéristiques antinomiques que sont la rigidité et la souplesse pour une expérience de conduite optimisée. Outre le prix élevé, la contrepartie de cette technologie est de réduire considérablement les possibilités de réglages.

     

    - Le poids

    Le poids des cintres peut varier de plus d’une centaine de grammes selon le design, le matériau et le travail réalisé sur les tubes. Si l’on excepte la notion de prix, nous conseillons de sélectionner votre cintre avec un maximum de précaution en vous tournant en priorité vers des marques reconnues qui ne peuvent se permettre de lésiner sur la fiabilité et la sécurité. Mieux vaut opter pour un guidon un peu plus lourd et ne pas prendre le risque d’une très mauvaise chute en cas de casse. En outre, le guidon étant, à l’instar de la selle, un point d’appui majeur du cycliste sur son vélo, il est plus qu’essentiel dans le confort et donc le plaisir que l’on prend à chevaucher sa monture. Aussi, il est toujours préférable de choisir le bon cintre, qui convient à notre anatomie et notre type de pratique plutôt que de choisir le plus léger. Le dictateur de la légèreté à tout prix ne doit pas avoir droit de citer à ce chapitre.

     

    3 - Interview Ritchey

    Pionnière du VTT, Ritchey propose une offre large pour les différentes pratiques du vélo, la Route, le Gravel et le Cyclo-cross. La marque est un acteur important du marché du cintre actuel. Pas moins de 30 guidons de "Route" différents figurent au catalogue, à travers une gamme de 11 "shapes" spécifiques. Pas ou peu de frime du côté de la firme Californienne, la sobriété est de mise, même si Ritchey a toujours mis un point d'honneur à trouver les solutions les plus pertinentes pour les cyclistes. Comment bien choisir son guidon ? Fergus Liam et Jeff Lockwood de Ritchey aux USA et en Europe nous donnent le point de vue de la marque…

    Jeff Lockwood (en haut) et Fergus Liam (en-dessous) s'occupent du marketing chez Ritchey, respectivement en Europe et aux USA. Le vélo c'est leur boulot, mais c'est avant tout une passion… Quand ils parlent de guidons, ils savent de quoi ils parlent.

     

    Veloderoute.com : Les cintres qui conviennent le mieux pour la Route, le Cyclocross et le Gravel sont-ils nécessairement différents ?

    Ritchey : "Oui et non. Oui, car certains guidons proposés par Ritchey comme d'autres équipementiers sont définitivement conçues pour des disciplines cyclistes spécifiques. Par exemple, le WCS VentureMax XL est un guidon super large conçu pour le bikepacking et le Gravel, avec des caractéristiques spécifiques. Dans un autre genre, le WCS Streem est plus adapté à la Route et aux courses de cyclo-cross. Cependant, Ritchey ne fait aucune discrimination en ce qui concerne le choix personnel du guidon. Si quelqu'un veut rouler sur la route avec un Beacon WCS avec 32 degrés de drop flare, c'est génial ! D'un autre côté, nous voyons des coureurs professionnels apporter leurs habitudes de guidon de route étroit en Gravel, alors que les spécialistes du Gravel préfèrent les guidons plus larges. Les guidons de cyclo-cross et de Route sont très similaires, car ils sont orientés vers la course, tandis que les rigueurs du pilotage en Gravel exigent plus de confort et de multiples positions pour les mains."

    Veloderoute.com : Comment savoir ce qui correspond le mieux à sa façon de rouler et à son anatomie ?

    Ritchey : "La conception des guidons a fait du chemin ces dernières années au point que l'on peut désormais commencer sa recherche en se tournant vers les guidons conçus spécifiquement pour le type de pratique qui nous intéresse : Route, cyclo-cross, Gravel, bikepacking, etc. Cependant, c'est le corps qui dicte quel guidon est le plus approprié et le meilleur pour ce que l'on fait. L'anatomie, les mesures et les affinités personnelles de chacun sont différentes. Ritchey propose plusieurs formes de cintre différentes pour chaque orientation de pratique afin de mieux répondre aux goûts de chaque pilote. Même dans les bureaux Ritchey, le "cockpit" que chaque employé a choisi pour son vélo de Gravel est différent. Alors commencer par se tourner vers un guidon conçu pour le type de pratique que l'on préfère est la meilleure solution, mais ensuite, on peut faire des choix plus précis en regardant les mesures de drop, de reach, de drop flare, de flare out, de back sweep etc. pour se rapprocher de l'idéal. Si c'est possible, le mieux reste encore de tester, même succinctement, avant d'acheter."

    Veloderoute.com : Comment choisir entre l’aluminium et le carbone ?

    Ritchey : "C'est une excellente question ! Ritchey propose le même shape de guidon à différents prix, de sorte qu'un pilote dont le budget correspond à la gamme Comp en alliage d'aluminium, le niveau le moins cher, puisse avoir l'expérience de pratique la plus proche possible de celle d'un pilote qui est prêt à dépenser plus pour avoir un guidon en carbone SuperLogic. Nous faisons de notre mieux pour ajuster les caractéristiques de l'alliage afin d'offrir des effets d'amortissement similaires à ceux du carbone. Le carbone est un excellent matériau pour la résistance et le confort, et lorsqu'il est utilisé sur un cintre comme le VentureMax, ses performances sont exceptionnelles. Si le budget le permet, investir dans le carbone en vaut la peine, mais la gamme de cintres en alliage d'aluminium Ritchey WCS est loin d'êre larguée en termes de performances."

    Veloderoute.com : Quel conseil donnez-vous à un cycliste qui cherche le guidon ultime ?

    Ritchey : "Essayez-les ! Si vous voyez des gars dans un groupe avec lequel vous faites un tour qui utilisent des cintres qui vous intéressent, demandez-leur si vous pouvez essayer à la prochaine halte. Sinon, presque tous les magasins permettent de se mettre les guidons dans les mains, qu'ils soient montés sur un vélo ou non. Si vous vouilez essayer et que vous êtes prêts à investir un peu, les composants Ritchey Comp offrent les mêmes avantages de conception que les modèles de niveaux supérieurs, mais à un prix beaucoup plus abordable. De fait, si un cintre devait se révéler ne pas être fait pour vous au final, la piqûre d'achat ne serait pas si douloureuse."

     

     

    4 - Poser sa guidoline

    La vidéo ci-dessous est un bon complément à ce sujet sur le choix de son cintre. Bien poser sa guidoline sur son cintre est important pour garantir de profiter au mieux de la parfaite sélection de celui-ci.

    Malheureusement, cette vidéo en anglais n’est pas sous-titrée, mais les différentes étapes du montage et les manipulations sont montrées avec beaucoup de précision si bien que l’on peut tout à fait se passer des explications audios pour comprendre comment faire.

     

     

     

     

    Merci à Ritchey pour sa participation à la réalisation de cet article

    Plus d'infos sur les équipements Ritchey


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  • 1 Commentaire


    avatar  Publié le 2020-10-29 07:25:13 par Buxkopf

    Bel article bien complet !
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