Business : Lutte contre le vol, RecoBike, Paravol et Bicycode positionnés sur le marquage

Le plan vélo annoncé le 14 septembre dernier prévoyait la généralisation du marquage des vélos dès le début de l’année 2021 et progressivement de tous les vélos avec pour objectif d’endiguer les tentatives de vol et d’empêcher le recel de vélos. La loi LOM votée le 11 novembre a entériné cette orientation et plusieurs entreprises se positionnent logiquement sur le sujet pour proposer leur solution et profiter du juteux marché qui se profile. RecoBike et Sticker Paravol sont les premiers à enchérir sur ce thème…
Publié le 26/01/2020 12:01 - par
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    La problématique du marquage des vélos était jusque là une sorte de serpent de mer que l’on voyait apparaître sur le devant de la scène à intervalle régulier depuis de très nombreuses années. Au début des années 2000 naissait Bicycode avec une offre de gravure numérique d’un code chiffré véritable passeport du vélo, lequel était lié à un fichier d’identification partagé avec les forces de l’ordre notamment. Mais ce service bien pensé n’étant ni généralisé ni imposé, cette solution antivol est demeurée anecdotique. Les choses devraient changer prochainement. En effet, le plan vélo adopté en novembre 2019 par le gouvernement devrait concrétiser officiellement ce dispositif à l’horizon 2021. Au diable les rumeurs qui parlaient d’imposer une carte grise pour les vélos, ce que le plan vélo prévoit réellement c’est que les vélos neufs soient tous vendus avec un marquage d’identification dès janvier 2021. Progressivement ce seront tous les vélos qui devront tôt ou tard être « tatoués ».

    Derrière cette nouvelle réglementation se cache la volonté de dissuader les voleurs d’agir en rendant les vélos plus faciles à identifier et donc le recèle plus épineux et risqué. 

    Et si toutes les solutions pour lutter contre le vol de nos belles montures ne peuvent qu’être saluées, on ne va pas se mentir et avouer que c’est aussi un véritable marché du marquage qui va se mettre en place avec des solutions plus ou moins onéreuses et techniquement convaincantes.

    Évidemment, le marquage ne sera efficace que s’il est réellement « indélébile », ineffaçable, ni infalsifiable. C’est le défi technique que devront relever les acteurs de ce futur nouveau marché.

    Dans tous les cas, il s’agit de proposer un marquage le plus indélébile possible qui permettra en cas de vol au propriétaire de déclarer que son vélo a été volé, aux personnes qui découvrent le vélo de déterminer qu’il s’agit d’un vélo volé et aux forces de l’ordre de retrouver facilement le propriétaire via le site de la société de marquage ou sa hotline. Ces systèmes ont l’avantage de permettre de négocier des tarifs avantageux chez certains assureurs. Chaque système engage sa communauté pour optimiser son efficacité ce qui semble socialement sympathique de prime abord, mais peut-être quelque peu illusoire dans un monde pour le moins individualiste. Wait and see

    Quoi qu’il en soit, deux sociétés se positionnent désormais en marge de ce que Bicycode propose toujours.

     

    RecoBike

    Le marquage antivol Recobike est un nouveau système breveté qui permet d’identifier les vélos grâce à code fixé au cadre par soudure chimique.

     

    Ce marquage antivol est installé par un professionnel du cycle qui injecte une résine haute performance qui soude définitivement l’identifiant au vélo, quel que soit le type de cadre : acier, aluminium, carbone ou titane.

    Ceci fait, le propriétaire du vélo marqué ouvre gratuitement un compte sur le serveur Recobike via le site www.recobike.com pour l’enregistrer en renseignant toutes les informations relatives : marque, modèle, numéro de série, un commentaire ou un descriptif libre. Il y a même la possibilité d’insérer une photo.

    En cas de vol, le propriétaire peut donc déclarer que son vélo a été dérobé soit via le site web indiqué sur le marquage (www.recobike.com) soit en appelant la hotline au : 0820 710 805. Recobike transmet alors aux forces de l’ordre les coordonnées du propriétaire afin qu’il soit contacté pour organiser la restitution de son vélo.

     

    En ce qui concerne le marquage lui-même, il se veut donc très résistant. En cas de tentative d’arrachage, l’extérieur du marquage pourra être détruit, mais l’insert de sécurité restera intact, le numéro d’identification toujours visible pour permettre de retrouver le propriétaire. Son prix de 27€ inclut l’opération de pose et semble justifié au regard de l’aspect robuste et technique du système.

     

    Le primaire utilisé lors de l’installation est chargé en particules UV. Il se révèle avec une lampe UV.

     

    Paravol

    Paravol a été fondée en 2017 par deux anciens assureurs vélos et appuie son système sur la pose d'un sticker d'identification directement par le propriétaire du vélo, sans complexité, effort ou aide extérieure. L'identification est associée à une base nationale, accessible et consultable tant par les particuliers, que les magasins, ou les autorités. La solution se veut pratique pour retrouver un vélo dérobé ou en cas de revente, pour s'assurer de l'origine du cycle. 

     

    Comment ça fonctionne ? 

    Le propriétaire du vélo enregistre le numéro de série et la photo du vélo dans la base nationale, sur le site de Paravol.

    Il reçoit et colle le sticker sur le cadre à un endroit visible pour dissuader les voleurs. Fabriqué en acrylate, « un matériau robuste utilisé dans l’aéronautique » dixit Paravol, l'autocollant comporte un gravage au laser et résiste efficacement à l'arrachage, aux aléas de la météo (pluie, forte chaleur ...).

    Si le vélo est dérobé et que quelqu’un le trouve. Il lui suffit de scanner le QR Code avec un smartphone pour avoir accès rapidement aux informations. Il peut aussi relever le numéro du sticker et appeler Paravol.

     

    Proposé au tarif de 12€, Paravol est une solution simple et économique qui peut sembler intéressante d’autant qu’elle est compatible avec les cadres, quel qu’en soit le matériau : acier, aluminium, carbone ou titane. En revanche, l’aspect simpliste très (trop) proche d’un sticker classique est probablement moins dissuasif et peut par ailleurs donner l’impression que l’on paie cher un simple autocollant.

     

    Bicycode

    Bicycode reste toujours une solution intéressante qui consiste à faire graver le cadre de son vélo par un professionnel qui dispose du matériel pour cette opération. Le coût dépend des opérateurs et tourne autour de 10€. Il vous suffit ensuite d’enregistrer votre vélo sur le fichier d’identification. Reste qu’il faut accepter que son cadre soit gravé et avant qu’il soit compatible. Possesseurs de cadre carbone passez votre chemin, cette solution n’est pas pour vous…

     

    Si le développement des solutions de marquage et la volonté affichée de lutter contre la problématique du vol ne peuvent être qu'applaudies, on peut d’ores et déjà regretter qu’il n’existe pas encore un fichier centraliser identique pour tous les marquages ce qui faciliterait les démarches d’identification. On se dit d'ailleurs que le service de marquage aurait pu être systématisé depuis longtemps par les revendeurs de cycles comme un service supplémentaire rendu à leurs clients. D’autant plus que certaines marques proposent d’ores et déjà des systèmes d’identification intégrés, notamment avec l’avènement du VAE.


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