Concours de Machine X Paris-Brest-Paris

Pour sa 4 édition contemporaine, les artisans cadreurs affrontent le roi des brevets
Publié le 05/03/2019 08:28 - par
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  • Re-née de ses cendres en 2016, le Concours de Machines, a pour vocation première de promouvoir le savoir faire des meilleurs cadreurs artisanaux. Réunis annuellement autour d'un thème, les cadreurs présentent leurs créations à un jury, et les épreuves cyclistes finissent d'éprouver les machines. Après le thème de la "bicyclette baroudeuse" en 2018, c'est le retour de la randonneuse pour 2019, en version moderne évidemment, et avec pour support le légendaire brevet Paris-Brest-Paris !

    Tout l'esprit du concours....Relire notre compte-rendu de la première édition de 2016

     

    il s'agira donc pour les constructeurs participant de réaliser un vélo selon le cahier des charges qui définit une randonneuse contemporaine, et pour son pilote, de l'emmener au bout des 1200 KM du PBP. Un programme copieux !

    Les meilleurs cadreurs serons désignés par le cumul des points gagnés pour leur ingéniosité dans le respect du cahier des charges, pour la qualité de la réalisation, et bien sur la résistance de la "machine" au terme de l'épreuve.

    Le Bebel 2017 de Arko Bici

     

    Le cahier des charges, rédigé par notre confrère Alain Puiseux, du magazine 200, est un morceau d'anthologie, que nous ne résistons pas de citer :

     

    "Chers cadreurs ou cadreuses,

                Vous connaissez tous M.(Mme) Rêveur(euse), forcément, vous l’avez vu passer un jour le seuil de votre boutique.

                M.(Mme) Rêveur(euse) n’est pas méchant. Il n’est pas exigeant. Il n’est même pas connaisseur. C’est pire : il rêve. Il se fiche du possible, de l’impossible, et du « ça ne va pas être possible ». Il veut un vélo idéal, qu’il est bien sûr incapable de décrire. Il a foi en vous et en la technique.

                En 2019, il s’engage une nouvelle fois dans Paris-Brest-Paris, l’insensé. M.(Mme) Rêveur(euse) voudrait bien sûr un beau vélo, léger, joyeux et efficace. C’est le plus simple, vous savez faire.

    Mais il voudrait aussi, et dans le désordre… 

    1.                  Que ce vélo emporte un témoignage esthétique ou technique se rapportant à l’histoire de Paris-Brest-Paris, entamée, pour mémoire, en 1891.

    2.              Que ce vélo épargne ses doigts et ses mains, qui seront en appui sur les cocottes ou le guidon pendant 80 heures de rang. C’est la plaie de Paris-Brest-Paris, M.(Mme) Rêveur(euse) le sait. Après l’édition 2015, comme beaucoup de participants, il a perdu pendant plusieurs semaines la sensibilité de ses petits doigts. Pas question que cela se reproduise. Comment ? C’est votre affaire. Vous pouvez tout réinventer.

    3.             Que son poste de pilotage soit enfin débarrassé des câbles qui l’encombrent, et qu’il perde moins de temps à changer de câble pour charger sa lampe, son téléphone et son GPS.

    4.              Que sa carte de pointage soit à sa disposition immédiate à chaque contrôle, qu’elle soit aussi abritée de la pluie — il en a assez de l’extraire, toute ramollie, d’une poche arrière de maillot inaccessible car elle-même recouverte par plusieurs épaisseurs d’habits. Il voudrait aussi que sa plaque de cadre, obligatoire, soit bien installée et ne le gène pas.

    5.              De la même manière, il voudrait que la nourriture qu’il embarque soit accessible, et qu’il lui soit permis de manger SUR le vélo, sans risque.

    6.              Que son vélo emporte aussi, et élégamment le bivy (cylindre de 10 x 20 cm – diamètre x longueur), le matelas gonflable (idem) et le duvet léger (15 x 25 cm – diamètre x longueur), avec lequel il passera des nuits délicieuses dans des sas de banque.

    7.              Le vélo de M.(Mme) Rêveur(euse) sera conforme au règlement du PBP, pour ce qui est des lumières. M. Rêveur voudrait en supplément pouvoir allumer, éteindre ou changer l’intensité ou le mode de ses feux avant et arrière sans descendre du vélo.

    8.             M.(Mme) Rêveur(euse) voudrait pouvoir démonter et surtout remonter sa roue arrière le plus simplement possible après une crevaison.

    9.              M.(Mme) Rêveur(euse) déteste infliger aux autres participants les projections de sa roue arrière lorsqu’il pleut.

    10.            M.(Mme) Rêveur(euse) aimerait que son vélo soit pliable ou repliable, et tienne dans un coffre de Blablacar.

    11.             Non, pas de point 11.

    Ce moment où l'on boucle 230km...une promenade comparé au programme de 2019 !

     

    La tache sera ardue, et nous avons hâte de voir les machines alignées sur la ligne de départ !

    Rendez vous à Compiègne le 17-18 Aout pour le départ

     

    Une "randonneuse" n'a pas toujours l'air d'une randonneuse ! peut être surprenante...Menhir

     

     

    La randoneuses Hi-Tec de Cyfac (2017)

    Si les machines ne seront pas autant secouées que sur le gravel d'Ambert, PBP sera néanmoins un test sévère.

     

    La pluie...inévitable quand on roule suffisamment longtemps !


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