Beaux vélos, belles routes

VDR part à la découverte du Valais

Publié le 07/08/2017 16:24   par Amaël Donnet  

Plus connu pour ses montagnes, pour ses stations de skis ou son ensoleillement, le Valais c’est peut-être une des plus belles régions pour rouler à vélo. Situé à quelques encablures de notre bureau alpin, le Valais est un havre de bonheur pour de nombreux cyclistes professionnels. Ce n’est pas pour rien si ce canton suisse accueilli des étapes du Tour de France, du Giro, du Dauphiné… Nous avons découvert cette région et le projet Valais Cycling Tour, cher à Steve Morabito (lieutenant de Thibaut Pinot à la Française des Jeux), en compagnie de collègues Hollandais, Polonais, Anglais et Helvètes. Alors c’est comment le Valais ? Nous allons répondre à cette question à travers un sujet réparti en quatre parties. Mais on peut vous dire qu’il y a de belles et rudes ascensions, mais également des routes plates, le long du Rhône, ou vallonnées.

Texte : Amaël Donnet

Images : Amaël Donnet, Valais Promotion, Martigny Tourisme, Baryland

 

Le Valais

Avant de parler, de rêver et de divaguer vélo, voici une courte synthèse sur le Valais. Ce canton est un des vingt-six que compte la Suisse, son domaine s’étend de la source du Rhône au lac Léman. Au niveau étymologique, le nom Valais provient de la dénomination Alpes Poeninae donnée par les Romains qui se transforma par la suite en Pagus Vallensis. Marie Troillet, sous le pseudonyme Mario, a publié un livre «Un vieux pays, croquis valaisan» en 1893, Depuis lors, le Valais est parfois appelé le Vieux Pays. Dans ces contrées, on y parle principalement le français (72%), l’allemand est usité sur toute la région du Haut-Valais. Le climat se montre agréable, il y fait beau en moyenne trois-cents jours par an. En plus d’être idéal pour le vélo, cela permet de produire du vin de qualité. On recense plus de cinquante cépages cultivés à une altitude variant entre 450 et 800 mètres d’altitude. Les Cornalin, Humagne, Amigne, Petite Arvine ou autre Haida représentent dignement le Valais. Pour accompagner ces breuvages, les Valaisans se mettent à table autour d’une fondue, d’une raclette, d’une brisolée ou d’une assiette valaisanne. Le safran, les abricots et les asperges sont des produits de qualités largement cultivés en Valais. Une petite mise en garde pour conclure ce paragraphe : on ne va pas dans le Valais, on va en Valais !

 

Le Valais en quelques chiffres

  • 1815, entrée du Valais dans la Confédération suisse
  • 335'696 habitants
  • 13 districts
  • 3ème Cantons suisse en termes de superficie, 524'425 ha
  • 4'634 mètre d’altitude pour le plus haut sommet, la Pointe Dufour
  • 46 montagnes dépassent les 4’000m
  • 680 glaciers, le glacier d’Aletsch est le plus long d’Europe avec ses 24km
  • 5259 ha de vignes

 

 

Premier jour – Sur le final de l’étape Berne / barrage d’Emosson

C’est à Martigny, souvent nommé Octodure (de son nom latin Octodurus qui signifie huit portes) dans le Vieux Pays, que le rendez-vous est pris avec les organisateurs de ce voyage de presse. Martigny avec ses 18'000 habitants se place comme la deuxième ville du Valais. Avec son amphithéâtre romain, sa fondation Pierre Gianadda qui expose de manière temporaire des artistes célèbres tels Picasso, Renoir, Rodin, Manet ou musée à la gloire des chiens Saint-Bernard, Octodure est résolument tourné vers la culture. Les «soiffards» trouveront aussi leur compte avec les innombrables bistrots et la distillerie Morand qui produit des liqueurs et des eaux-de-vie depuis 1899…. Et des sirops pour les enfants !

Après les présentations et un repas pris groupe, nous passons la fin de soirée à discuter en compagnie de Steve Morabito et du Thimoty Schilliger, du site www.cyclisme.ch, en discutant sur le développement du vélo en Suisse, et à travers le monde.

Le vélo, BMC, Teammachine SLR 2018, est prêt !

Après une nuit orageuse, au petit matin les averses se poursuivent. Petit contrôle sur nos applications météorologiques, le départ sera décalé de quarante-cinq minutes nous préférons rouler sous les généreux rayons du grand jaune. Cette mise en jambe se fait sur le final de l’étape Berne – barrage d'Emosson. En guise d’apéritif, nous mettons le cap sur le col de la Forclaz (13km, 1’055m de D+). Il s’agit d’une bonne mise en jambe, la montée s’avère relativement roulante. Suivant les heures, la circulation peut se montrer dense. Pour ceux qui possèdent un esprit d’aventurier, nous vous conseillons de passer par l’ancienne route, bien plus ardue, mais plus tranquille. Au sommet, petit ravitaillement en eau, puis nous plongeons en direction de Trient puis de Finhaut. Le route n’est pas complètement sèche, pour éviter toute gamelle, on soigne nos trajectoires.

Votre humble serviteur traverse Finhaut

Dans les années 1860-1900, c’est-à-dire hier dans l’histoire du monde, ce village rivalisait avec Zermatt dans le domaine du tourisme. Dépourvu de remontées mécaniques, la petite station valaisanne est rentrée dans le rang lors de l’âge d’or du ski. Toutefois, les beaux hôtels de l’époque glorieuse sont toujours là. De nos jours, le village vit bien grâce à l’énergie hydroélectrique et aux redevances reçues. Pour notre ascension finale, de Finhaut au barrage d’Emosson, tout comme au Dauphiné, nous traversons le village. C’est plus raide et bien plus difficile que la route de contournement prise lors du TDF. Halte à la chasse au KOM, la grimpette sera placée sous le signes des photos :  la vue sur le massif du Mont-Blanc est simplement incroyable. En compagnie de Timothy et de Szymon Kotowski, nous ne ménageons pas nos efforts. Nous irons même jusqu’à nous assoir, involontairement, sur une fourmilière pour prendre de beaux clichés.

 

Dédicace à notre ami Peter Sagan ;-)

Après un repas copieux pris au restaurant du barrage, nous regagnons le Châtelard via deux funiculaires vertigineux et un charmant petit train (http://verticalp-emosson.ch). De là, un bus de tout grande classe nous mène sur les Bains de Saillon. Si certains se refont une santé dans de l’eau chaude, je saute derrière l’ordinateur pour achever un travail en retard… ! La nuit ne sera pas de tout repos, si la fête nationale se déroule le premier août, les feux d’artifice débutent déjà le 31 juillet.

 

 

Valais Cycling Tour / Valais Vélo Tour

Doté d’un ensoleillement généreux, possédant des routes et des cols magnifiques et moins excentré que les Grison (Genève se trouve à deux heures, Bâle et Zurich à trois heures), le Valais a tout pour séduire les cyclistes. Partant de ce constat, Steve Morabito et un associé ont lancé le projet Valais Cycling Tour / Valais Vélo Tour quelques moins avant l’étape du Tour de France 2016 / Berne – barrage d’Emosson.

A travers ce projet, qui est désormais aboutit, nous trouvons 740km de parcours comportant 18'500 mètres de dénivellations positives. Le tout est segmenté en dix étapes et en vingt-cinq ascensions :

  • Sion / Crans-Montana
  • Crans-Montana / Loèche-les-Bains
  • Loèche-les-Bains / Oberwald
  • Oberwald / Brigue
  • Brigue / Saint-Luc
  • Saint-Luc / Veysonnaz
  • Veysonnaz / Verbier
  • Verbier / Champéry
  • Champéry / Le Bouveret
  • Le Bouveret / Sion

Sur le site, il est possible de télécharger les cartes, de trouver des hôtels qui accueillent avec plaisir les cyclistes, une liste de guides patentés et cetera desunt. Plus d’informations https://www.valais.ch/fr/information/landingpage/cycling/velo-de-route

Steve Morabito donnant le décompte d'une épreuve VTT à son nom (Challenge Morabito, un chrono en bosse). Le VTT c'était la première passion du pro de la FDJ.

 


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