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Lapierre 2018 – Un Pulsium vitaminé !

Publié le 12/06/2017 00:00   par Amaël Donnet  

C’est en compagnie du professionnel Rudy Mollard (FDJ), 44ème du dernier Giro, de son directeur sportif finlandais Jussi Veikkanen et de quelques collègues que nous avons découvert les deux nouveautés Lapierre 2018 à Fréjus. Ci-dessous, nous vous parlons du modèle Pulsium. Orienté endurance, ce vélo a subi un traitement de choc.

Images : Jean-Luc Armand & Lapierre

Texte : Amaël Donnet

 

 

Les objectifs initiaux

Pour la conception ou la remodélisation de ses vélos, Lapierre travaille conjointement avec les coureurs de l’équipe FDJ. Le nouveau Pulsium est un peu le résultat de seize années de travail en commun. Axé endurance et confort, le Pulsium actuel manque de sportivité pour les cuisses des pros. Dans le but de le rendre utilisable sur Paris-Roubaix et les Flandriennes ainsi que sur les cyclos-sportives, à Dijon, l’équipe de R&D s’est penchée sur la résolution de deux qualités, très souvent antinomiques : c’est-à-dire, la rigidité et le confort. Pour flatter les utilisateurs, la ligne du cadre a été modernisée, l’architecture se montre moins alambiquée.

 

Du côté du châssis

Le cadre en carbone, deux niveaux de gammes seront disponibles, reprend, au niveau de la philosophie de ses lignes, les contours du Xelius. La différence principale se situe au niveau de la technologie SAT. Celle-ci repose sur un élastomère placé à la suite des haubans, l’ensemble forme un triple triangle. Ce tampon peut se comprimer sur cinq millimètres. Cette déformation apporte un déplacement allant jusqu’à vingt millimètres au niveau de la tige de selle. Cet insert, désormais démontable, se change si le besoin s’en fait ressentir. Toutefois sa durée de vie devrait correspondre à celle du cadre. Pour le moment, l’élastomère n’existe que dans une dureté, la donne pourrait évoluer dans un futur plus ou moins proche. Cela permettrait d’optimiser le confort selon le poids du cycliste. On note que le tube de selle possède également une souplesse accentuant le confort. Ce dernier, selon les données livrées par le constructeur, serait en progression de 20%.

Venons à l’essentiel, tout du moins pour les plus puissants d’entre nous, afin de maximiser les rigidités, Lapierre utilise son concept Powerbox. Le boîtier de pédalier, la direction et les bases sont renforcées grâce à un surdimensionnement des tubes et à des superpositions des feuilles de carbone améliorées. Ils sont difficiles à vérifier, mais voici les chiffres qui nous ont été fournis :

  • Boîtier de pédalier + 40%
  • Bases + 25%
  • Douille de direction + 20%

Pour d’abaisser le centre de gravité, une mesure qui améliore la réactivité et le placement du vélo, pour les modèles Di2, la batterie se situe au niveau du boîtier de pédalier (en interne). La maniabilité est améliorée, tout comme sur le Xelius SL, grâce à la fourche pourvue d’un déport spécifique. Ici, nous vous parlons uniquement du Pulsium «freinage à patins», mais sachez que ce dernier se déclinera également en montage «freins à disques». Ces vélos seront équipés d’axes traversants oversizes. Les prix seront disponibles dès le mois de septembre.

 

 

La famille Pulsium 2018

Neuf modèles composent cette collection, on y trouve cinq vélos classiques et quatre en freins à disques. Selon le niveau de gamme, deux types de carbone sont utilisés. Il faudra compter avec une petite différence en matière de poids et de rigidité. Les modèles dotés de la décoration flashy «Arnaud Démare» sont un peu plus lourd. La magnifique brillance est apportée conjointement par une projection de paille d’aluminium contre le cadre et par un vernis spécifique. Le surpoids occasionné atteint une centaine de grammes.

 

Pulsium 900 FDJ Disc

Groupe Shimano Dura-Ace Di2, braquet 50X34 & 11-30 dents, roues Mavic Ksyrium Pro Carbon SL, composants Zipp en carbone.

 

Pulsium 700 Disc

Groupe Shimano Ultegra Di2, braquet 50X34 & 11-30 dents, roues Mavic Ksyrium Elite, composants Zipp et LP.

 

Pulsium 600 Disc

Groupe Shimano Ultegra, braquet 50X34 & 11-30 dents, roues Mavic Aksium, composants Zipp et LP.

Pulsium 500 Disc

Groupe Shimano 105, braquet 50X34 & 11-30 dents, roues Mavic Aksium, composants LP.

 

Pulsium 900 FDJ

Groupe Shimano Dura-Ace Di2, braquet 50X34 & 11-30 dents, roues Mavic Ksyrium Pro Carbon SL, composants Zipp en carbone.

 

Pulsium 900

Groupe Shimano Ultegra Di2, braquet 50X34 & 11-30 dents, roues Mavic Ksyrium Pro Carbon SL, composants Zipp en carbone.

 

Pulsium 700

Groupe Shimano Ultegra Di2, braquet 50X34 & 11-30 dents, roues Mavic Ksyrium Elite, composants Zipp et LP.

Pulsium 600

Groupe Shimano Ultegra, braquet 50X34 & 11-30 dents, roues Mavic Aksium, composants LP.

 

Pulsium 500

Groupe Shimano 105, braquet 50X34 & 11-30 dents, roues Shimano RS010, composants LP.

 

A l’essai sur un asphalte brulant

Plus qu’un réel essai, ces quelques lignes concernent une prise en main. Nous avons parcouru 94km et 1’290m de D+ au guidon d’un Pulsium 900 quelque peu amélioré par un groupe Dura-Ace Di2 er des roues Ksyrium en carbone. Le nouvel Ultegra Di2, n’était pas encore disponible au moment de rouler ce nouveau Pulsium.

Le premier plaisir est d’enfourcher un vélo à l’aspect gratifiant. La nouvelle coupe modernise le look, c’est un vrai vélo de course. Les premières relances confirment l’’impression visuelle. Ce Pulsium possède un caractère bien plus marqué. Les relances sont vives et la rigidité répond présent. Certes il n’est pas aussi explosif qu’un Xelius SL, mais il se montre beaucoup plus sportif que son prédécesseur. Les roues, plus élastiques que 100% bridées, participent à cette sensation. Ce vélo permet d’envoyer fort, c’est dans un grand confort. On vous le confirme, l’élastomère fait correctement son job. Il excelle même si les impacts d’une intensité allant de moyenne à importante.

 

La douille de direction parfaitement verrouillée et le déport de la fourche permettent de descendre vite…. Le tout avec une bonne marge de sécurité ! On bascule aisément le vélo entre les virages. Après pour aller chercher le KOM, c’est mort… Tout du moins avec le braquet maximum de 50X11 dents livré sur les vélos de séries. Ce choix reste cependant logique pour le public visé par ce vélo. La position reste relevée, dès que l’on veut rouler vite, il faut s’aplatir sur la machine.

Au final, ce vélo orienté endurance se montre très agréable. Il sera parfait en cyclosport, pour ceux qui roulent sur des routes au revêtement dégradé et pour les amateurs de flandriennes. Il convient de l’avouer, normalement je ne suis pas un grand fan de ce type de vélo, que je trouve souvent trop mou et doté d’une géométrie bien trop gentille, mais là… Ce Pulsium m’a séduit !


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