Beaux vélos, belles routes

J'ai testé pour vous... le Dodécaudax

Publié le 23/11/2018 08:00   par Emmanuel DENIS  

Vous aimez les challenges ? Vous êtes amateur de (ou tenté par) la longue distance ? Vous avez envie de vous lancer dans un projet sportif qui s’inscrira dans la durée ? Le Dodécaudax est certainement fait pour vous ! Témoignage...

Le Dodéco... quoi ?

Le Dodécaudax tire sont nom de « dodéca » signifiant douze en grec.

Il s’agit d’un challenge consistant à réaliser une sortie d'au moins 200 kilomètres chaque mois pendant 12 mois consécutifs.
Comme l'indique
le site internet, le Dodécaudax est un jeu : il n'y a rien à gagner, juste le plaisir de le faire et de se voir décerner un diplôme électronique.

Les règles sont souples et basées sur la bonne foi des participants puisque le Dodécaudax est déclaratif et ne nécessite aucun justificatif. Le challenge peut être démarré n'importe quand, il faudra juste respecter le rythme d'une randonnée d'au moins 200 kilomètres par mois calendaire. Il n’y a pas non plus de vitesse moyenne à respecter pour chacune des douze sorties : il s'agit "simplement" de réaliser une sortie "continue" de 200 kilomètres en moins de 24 heures sur le parcours de votre choix. Pour ma part, j'envoyais systématiquement un lien vers ma trace GPS dans le court message qui accompagnait les déclarations mensuelles.

Quand partir ?

J'ai découvert ce concept, imaginé par un certain Roland Guillon et ses complices Yvan, Jean-Pierre et Yannig, un peu par hasard au début de l’automne 2016. J’ai peu d’expérience en longue distance et je me dis que c’est un excellent moyen d’en acquérir. Dès le début, je juge que le meilleur moment pour se lancer dans l'aventure est la période hivernale et c'est là mon premier conseil. Pourquoi ? Parce que lorsque vous aurez affronté le froid, le vent et éventuellement la pluie, plus rien ou presque ne pourra vous empêcher d'aller au bout du projet lorsque les beaux jours referont leur apparition. Je dis "ou presque" parce que personne n'est à l'abri d'une blessure, d'une maladie ou de contraintes familiales ou professionnelles susceptibles de vous empêcher de faire votre sortie mensuelle. Avec un taux d’abandon qui s’élève à plus de 45 %, les statistiques montrent que la période estivale (juillet et surtout août) est souvent fatale au projet à cause des congés. Étonnant, non ?

J’ai donc décidé de démarrer symboliquement le challenge le jour du solstice d'hiver, le 21 décembre 2016 : le vent, les températures glaciales et une mauvaise forme ont rendu la journée difficile, très difficile. Autant dire que je n'étais pas serein pour la suite. L'étape de janvier, effectuée en début de mois, n'aura guère été plus simple : ceux qui ont eu l'audace d'attendre les tout derniers jours du mois auront bénéficié de conditions bien plus clémentes. C'est ça aussi le Dodécaudax en hiver : ne pas se précipiter et attendre la bonne fenêtre météo (conseil numéro deux), en prenant toutefois le risque qu'elle n'arrive jamais...

Transition toute trouvée pour le troisième conseil. Être toujours prêt à partir dès le premier jour du mois : vélo et équipements intégralement révisés et itinéraire chargé dans le GPS (ou dans la tête).

Une aventure solitaire ?

Vivre pendant un an au rythme du Dodécaudax, c’est en quelque sorte imposer votre journée de liberté (c’est ainsi que je qualifiais chacune de mes douze étapes) à votre famille et éventuellement à votre employeur (pourquoi réserver le vélo aux week-ends ?). Ce sera là mon dernier conseil : vu la durée du projet et le temps que vous aurez à lui consacrer, vous devez à mon sens obtenir un accord unanime et un soutien sans faille de tous vos proches.

En dehors de deux sorties en duo, j’ai réalisé toutes les autres en solo. D’abord par goût mais aussi parce que les amis auxquels j’ai proposé de m’accompagner n’étaient pas forcément disponibles.

Quelle formule ?

Chacun la sienne ! Certains choisissent de boucler chaque mois exactement 200 kilomètres. Certains les parcourent en pignon fixe. Si beaucoup effectuent leurs étapes autour de chez eux, vous pouvez corser la difficulté et prendre encore plus de plaisir en augmentant les distances et en choisissant des destinations inconnues avec un retour en train à la clé, notamment lors des longues journées d’été.

Bien que chronophage (préparation des parcours, durée du « rapatriement ») et assez onéreuse à cause du prix des billets, j’ai choisi cette formule à l’issue des étapes hivernales pratiquées sur des routes que je connaissais trop. C’est certainement ce qui a rendu cette aventure (oui, c’en était une !!) aussi attrayante qu’inoubliable et que la carte ci-dessous, superposant les douze randonnées, résume parfaitement :

N’hésitez plus et lancez-vous, c’est le bon moment !

Informations, règlement, déclarations et statistiques : cyclo-long-cours.fr/dodecaudax/ Le club Strava : www.strava.com/clubs/248964
 

 


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