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Essai : Gravel Merida 18 Silex 600

Publié le 05/07/2018 09:00   par Kevin Laporte  

Alors que nous préparions notre projet de Bikepacking, nous réfléchissions au vélo idéal pour réaliser cette nouvelle aventure de plusieurs jours. Le Merida 18 Silex 600 s’est présenté à nous et s’est avéré être une arme redoutable et tout à fait fiable.

En 2018, Merida propose dans son catalogue une gamme de quatre gravel, sous la dénomination Silex. Trois sont en aluminium et un en carbone. Nous aurons le plaisir d’essayer le 18 Silex 600, le plus haut de gamme en version alu. Pour cela, nous prendrons part à la Graveleuse Marin du Vélo Vert Festival, une belle entrée en matière qui nous permettra de rouler « à vide » sur une course très exigeante physiquement et techniquement. Et puis nous utiliserons le Silex pour une aventure à vélo de 4 jours, sur lesquels nous parcourrons 407 kilomètres et près de 5600 mètres de dénivelé positifs, avec un chargement de près de 10 kilos. Voici nos retours sur ce vélo de gravel polyvalent.

 

La Graveleuse Marin du Vélo Vert Festival

Nous récupérons sur le Salon du Vélo Vert Festival le Mérida Silex, un vélo de gravel digne d’une si belle épreuve. Nous faisons connaissance, peaufinons les réglages et apercevons un montage en mono-plateau de 44 dents... Les 82 kilomètres et surtout les 1 840m de D+, risquent de piquer. Nous passons une nuit calme avant de se lever tôt pour prendre le départ, à 8h30 place de l’Ours, au centre du village de Villard-de-Lans.

Assez vite après le départ, des groupes se dessinent. Le rythme est élevé devant, les 10 premiers kilomètres sont roulants, malgré deux ou trois pétards. Le rendement du Silex est bon, nous pédalons bien et nous trouvons rapidement une bonne position sur le vélo. Nous entamons une belle bosse d’une quinzaine de kilomètres avant le premier ravitaillement au col de la Molière. La pente est régulière, nous sommes en sous-bois sur une route sinueuse avec à certains passages des points de vues magnifiques sur la plaine. Au bout du plateau nous attaquons une descente vertigineuse – pour un gravel ! – La pente est raide, nous essayons d’éviter de rouler sur le chemin 4x4 très caillouteux, car les pierres volent aux freinages. Les secousses sont violentes pour les bras, nous tentons de rouler sur l’herbe le plus possible. Près de 3 kilomètres plus loin, nous retrouvons le bitume avant de le quitter rapidement pour rejoindre un chemin qui monte, qui monte, qui monte. Le Silex en mono-plateau commence à nous faire mal aux pattes. Malgré tout le 42 dents à l’arrière nous permets de grimper aux arbres et de franchir des murs à plus de 20%, à condition qu’ils ne soient pas trop longs. Dans les descentes, il reste en place et nous a même permis de franchir, les mains en bas du guidon, une succession de dalles rocheuses. Nous rejoindrons la ligne d’arrivée avec au compteur : 90 km et 2 720 m de D+, une belle virée !

Après avoir discuté avec les autres concurrents, nous nous rendons compte que peu de concurrents sont passés outre les ennuis mécaniques. Ce fut notre cas, ni crevaison, ni saut de chaîne, ni défauts de réglages, sur un terrain pourtant très difficile. Prise en main validée pour le Silex.

 

 

Aventure Montpellier – Millau – Toulouse

Après ce premier test grandeur nature très rassurant sur la Graveleuse Marin, nous voici partis pour un voyage à vélo de plus de 400 kilomètres et 5 600 mètres de dénivelé positif, en 4 jours. Nous peaufinons les réglages, installons une potence plus longue (90 mm) et notre selle Brooks Cambium C13, idéale pour ce type d’aventure. Les sacoches viendront ensuite se placer sur le cintre, le cadre et la tige de selle. Une fois tout fixé et chargé, nous parvenons à un poids total de 21 kilos environs. Au fil de nos étapes, nous constatons que nous sommes à l’aise sur le Silex. Sa géométrie en fait un vélo stable notamment avec son angle de fourche plutôt ouvert. L’aluminium ne le rends pas forcément confortable, mais lui permets de conserver un prix abordable et surtout des formes et des sections différentes qui en font son originalité. Sans parler de la couleur franchement réussie.

Côté équipement, il est en Sram Apex, ce n’est pas du haut de gamme mais cela reste fiable. Il nous a fallu retendre le câble du dérailleur lors de la deuxième étape car le 42 ne souhaitait plus passer. Sans cela, nous ne soulevons aucun autre dérèglement. Le freinage quand à lui est progressif et efficace sans être violent. Malgré la surcharge pondérale induite par les sacoches, nous sommes toujours restés en total contrôle.

Le reste de l’équipement est principalement signé Merida, notamment pour les périphériques : cintre, potence et tige de selle. Le guidon présente une forme normale (à contrario des gravels souvent montés avec un cintre de type « moustache », ce qui nous convient bien. La guidoline Merida est bien épaisse et nous permets de gagner un peu de confort. Nous avons d’ailleurs empruntés de nombreux chemin sur ces kilomètres sans jamais porter de gants à cause de la chaleur. Nos mains n’en ont pas souffert.

Quant au train roulant, une merveille ! Nous n’avons subi aucune crevaison durant tous ces kilomètres, pourtant de nombreux autres pneumatiques auraient déchantés. Nous sommes conquis par ces Maxxis Gravel 35, présentant une bande de roulement assez lisse qui ne freine pas la performance, et une résistance aux aléas de la route et des chemins absolument incroyable. Quand aux roues, les Fulcrum à axes traversants sont relativement basiques et peuvent se voiler si le pilotage n’est pas propre. Ce serait le premier équipement à upgrader sur le vélo à notre sens.

Au final, ce vélo nous a permis de parcourir bons nombres de kilomètres sans aucun ennui mécanique, en nous procurant du plaisir en descente et sans trop nous faire souffrir en monter. Attention tout de même au mono-plateau, il faut garder la forme pour l’emmener. Mais lorsque l’on grimpe en 44x42, il ne peut rien nous arriver. Il est donc idéal pour du Bikepacking, d’autant que Merida a prévu le coup en proposant des sacoches de voyage !

 

Fiche technique :

Les + :
 fiabilité, polyvalence, look, rendement

Les - : paire de roues un peu fragile

Poids sur notre balance : 9,550kg en taille 47 (pesé avec pédales Shimano de VTT)

Prix : 1999€ (existe en version carbone : 18 Silex 6000 à 2499€)

Détail :

Cadre : Silex Aluminium Lite R12 [PF86]

Tailles : XS(44)-S(47)-M(50)-L(53)-XL(56)

Couleurs : Bleu

Fourche : Silex Carbone 12 FM

Freins : Sram Apex DB-APX-A1 160 / 160

Derrailleur avant : /

Derrailleur arriere : Sram Apex 1

Manettes : Sram Apex SB-APX-HRD-A1

Pedalier : Sram Pressfit PF86

Plateau : Sram Apex 1 44T

Chaine : KMC X11-1

Cassette : Sram PG-1130 11-42

Guidoline : Merida Road Expert

Guidon : Merida Expert oval 31.8

Potence : Merida Expert 31.8 -5

Moyeux : Fulcrum

Jantes : Fulcrum Racing 700 DB CX F12 R12

Selle : Merida Sport

Tige : Merida Comp SB0 30.9

Pneus : Maxxis Gravel 35 fold

Géométrie :


Pour plus d'informations : https://www.merida-bikes.fr/velos-2018/road-18/adventure18/silex-18

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