Beaux vélos, belles routes

Aventure Montpellier-Millau-Toulouse à vélo : Étape 4 & Bilan

Publié le 30/06/2018 19:33   par Kevin Laporte  

Dernier jour de roulage, nous retrouvons la Place du Capitole à Toulouse, chargés d'émotions et des souvenirs plein la tête.

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Étape #4 : Albi / Toulouse : 100,4 km & 803m D+

 

La nuit dans le chalet en bois de l’Albirondack fut parfaite. C’est agréable de retrouver le confort d’un matelas. L’établissement nous permet de faire aussi un petit déjeuner copieux, qui change clairement par rapport à celui de la veille. Nous n’avions pas assez engrangé de calories et l’avons payé sur le vélo par un grand coup de fringale. Il était pourtant composé de fromage, de compote et de pain, un peu rustique de bon matin, mais ça changeait des habitudes. Celui-ci en revanche est parfait : pain, confiture, beurre, café, croissants,… idéal pour faire le plein de forces avant cette dernière étape de 100km.

Nous quittons Albi sur les coups de 10 heures. Il fait frais et le soleil semble moins taper que la veille. Nous commençons à avoir les somptueuses marques de bronzage sur les bras, les cuisses et les chevilles. D’ailleurs les gens nous observaient étrangement à la piscine du camping. En effet, en maillot de bain, elles sont difficiles à cacher, mais nous assumons complètement, serait-ce même une fierté ?

Aujourd’hui, nous regagnons Gaillac pour retrouver la trace initiale importée sur le GPS. Puisque pour rappel, nous avons bifurqué vers Albi à l’étape 3, au lieu de Carmaux. Il nous faudra 35 kilomètres et une heure et demi de roulage pour découvrir cette petite ville et ses vignobles réputés. Nous profitons aussi pour faire une halte à la boulangerie. Cela semble tôt dans l’étape, mais déjà que ce n’est pas évident de se restaurer sur le parcours en pleine semaine, alors un dimanche… Nous mangeons donc avant d’avoir faim, sur la grand place.

La pause terminée, nous reprenons la route et filons à travers la campagne et ses nombreuses vignes par une succession de chemins. Les bastides anciennes se laissent entrevoir entre deux vignobles. C’est dans ce décor viticole que nous parcourons les kilomètres avant de traverser le Tarn à Rabastens.

 

Le trafic augmente petit à petit et nous sentons bien que nous nous rapprochons de l’agglomération Toulousaine. Nous sommes revenus à la civilisation. Les villages sont charmants mais ne parviennent pas à nous faire oublier la fatigue accumulée. Elle commence d’ailleurs à se généraliser. Nous n’avons pas forcément les jambes qui brûlent car nous ne roulons pas à forte intensité, mais nous sentons que nous avons perdu de la fraîcheur. Et c’est à ce moment là que la route s’élève, à partir du kilomètre 65. Les bosses ne sont jamais très longues, mais par exemple celle de Montastruc-la-Conseillère nous offre bien 250 mètres d’efforts à 16% de moyenne. Après une descente sans grand intérêt, nous rattrapons une route régionale, plus grande que celles que nous avions l’habitude de fréquenter, indiquant « Toulouse 15km ». Nous y sommes presque avec nos 85 kilomètres au compteur ! C’est sur cette route que nous franchirons la dernière ascension du trip. Loin d’être la plus belle, elle nous mène à un PMU dans lequel nous ferons remplir les bidons et prendrons un petit café. Tout le monde était collé devant les télévisions, affolé par le match de la Coupe du Monde. Nous l’avions presque oubliée !

C’est le dernier stop avant la fin, nous savons que le prochain sera Place du Capitole, pour une photo souvenir et pour célébrer notre réussite. Nous traversons la ville, reconnaissons des rues déjà fréquentées, nous l’avons fait, nous y sommes, en plein cœur de la ville rose.

Cet étrange comme les 30 dernières secondes avant d’arriver à la fin d’un périple, d’une course ou d’un autre défi physique sont incroyables. Tout se mélange dans notre tête. Nous voulions plus difficile, avec des étapes plus longues, plus de dénivelé, le tout en moins de jours : jackpot, nous avons tout cochés. Nous sommes heureux et satisfaits d’avoir réussi notre aventure, en couple, à notre rythme. Certains moments partagés sont uniques et certains souvenirs resteront gravés. Il y a eu des fous rires, des grimaces, des regards et parfois un peu de souffrance… le tout en étroite relation avec la nature. Nous pensons qu'il est important de trouver une façon de se ressourcer, en voilà une qui fonctionne pour nous. Il est l’heure à présent de rentrer à l’appartement, de se reposer et peut être d’envisager la prochaine aventure…

 

Détails de l'étape

Kilomètres parcourus : 100,4 km / dénivelé positif : 803 mètres / heures de selle : 5h05 / vitesse moyenne : 19,7 km/h / altitude max : 236 mètres

 

Bilan en quelques chiffres

 

Étape 0  

Étape 1    

Étape 2   

Étape 3    

Étape 4    

Totaux

Kilomètres (km)

15

100,6

91

100,2

100,4

407 km

Dénivelé positif (m)

159

1772

1695

1151

803

5580 m D+

Vitesse moy. (km/h)

16,3

16,4

16

19

19,7

17,5 km/h

Heure de selle (h)

0h55

6h08

5h42

5h18

5h05

23h08 h

Calories

253

2303

2125

1894

1814

8389 cal.

Altitude max (m)

131

815

1017

948

236

/

Vitesse max. (km/h)

34,6

60,1

64,4

72

49,3

/

 

Bilan matériel

- Le superflux : lampes, veste pour Cécile, tours de cou, coupe-vent, gants, manchettes. 

Les conditions météo étaient idéales, voire même un peu chaudes. Par conséquence, tout le matériel de protection contre la pluie nous a été inutile, tout comme celui pour lutter contre la fraîcheur. 

 

- Les manquants : décapsuleur, fourchette, cuillère

Nous n'avons globalement manqué de rien. S'il fallait tout de même mentionner des manquants, cela pourrait être en lien avec les repas. En effet, une fourchette et une cuillère sont essentielles pour du camping, tout comme le décapsuleur... Même si nous trouvons toujours une solution pour ouvrir une bière, celui-ci est plus pratique.

 

- Les + matos : sacoches Specialized & Ortlieb, équipement pour dormir (tente, matelas, duvets), pneumatiques, batterie externe solaire

Si nous devons brièvement donner les équipements dont nous sommes les plus satisfaits, ce serait finalement les plus préoccupants lorsque l'on fait du Bikepacking : ceux pour la nuit et le roulage. Il est primordial de passer de bonnes nuits, c'est pourquoi la tente doit se monter rapidement tout en étant isolante, les matelas confortables et faciles à gonfler et les duvets efficaces et compacts.

Concernant les sacoches, nous n'avons pas pu tester leur imperméabilité, en revanche nous sommes convaincus de leur praticité. Chacune avec ses points forts et ses points faibles. Nous entrerons dans le détail dans une prochaine news.

Les vélos ont également été à la hauteur, aucun souci mécanique, pas même une crevaison. Seule les vitesses ont chanté sur une étape, mais il nous a été facile de tendre le câble. Vous découvrirez très prochainement une news spéciale sur le Merida Silex notamment.

 

- Les - matos : sacoche Brooks avant, longueur antivol

Pour le prochain voyage, il nous faudra améliorer le côté pratique de la sacoche avant Brooks, pas évidente à installer et retirer. Aussi, nous avions deux câbles antivols de 1m80, cela nous paraissait largement suffisamment mais finalement la longueur était juste pour attacher ensemble les deux vélos à un poteau ou un arbre.

 

Le mot de la fin

Comme après Londres-Paris, nous sommes surpris par le décalage qu'il peut y avoir entre le moment où nous traçons la route sur l'ordinateur, et le moment où nous la parcourons. Cette sensation est agréable sur le vélo et nous nous disons à de nombreuses reprises que nous n'imaginions pas cette route avec ce paysage, avec cette pente, avec ce bitume... Cette impression de découverte accompagnée d'une envie d'aventure à deux nous pousse déjà à imaginer le prochain voyage. Nous constatons qu'un format de 4 jours nous convient bien, avec des étapes de 5 à 7 heures. Les questions à éclaircir restent : le dénivelé, le type d'hébergement et le lieux ! 

En attendant, nous vous invitons à en faire de même, à créer une trace GPS et à la suivre, où que vous soyez. Ne croyez pas que ce soient des vacances fatigantes, bien au contraire. L'intensité de l'effort n'étant pas élevée, le corps ne souffre pas outre mesure, et les nuits sont très réparatrices en se couchant de bonne heure.

C'est sur cet appel au voyage à vélo que nous vous remercions d'avoir lu ces lignes et vous invitons à partager nos étapes en cliquant ci-après sur le tag Montpellier-Millau-Toulouse.

Bon ride à tous !


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