Beaux vélos, belles routes

Specialized Roubaix Expérience, nous étions avec les quatre veinards

Publié le 18/04/2018 15:03   par Etienne Plouze  

Quoi de plus génial que de tester un vélo comme le Specialized Roubaix dans les meilleures conditions possibles sur le grand parcours du Paris-Roubaix Challenge. Nous avons passé le week-end avec les quatre veinards et partagés des moments inoubliables sur le vélo et durant le suivi de la course professionnelle.

Crédits photos : Fabien Brochard Specialized France & veloderoute

Le jeu

Pour ceux qui n'avaient pas eu vent de cette initiative de Specialized France on va faire un petit rappel. Le principe était simple (vous pouvez vous préparer pour l'an prochain), allez chercher une plaque spéciale Roubaix chez un revendeur Specialized et partir rouler une distance supérieure ou égale à 172 km. Une petite photo sur Strava par exemple avec le hastag #RoubaixExperience et l'entraînement peut reprendre en prévision d'une éventuelle sélection.

Évidemment difficile d'y inclure des secteurs pavés, mais certains y sont parvenu dans leur région respective. Ensuite vient le temps du traditionnel tirage au sort bien sûr réalisé via un ordinateur, une fille et trois gars sortent du chapeau. Céline de Tours, Nicolas de la Rochelle et les deux locaux de l'étape Rémy et Clément. Ce dernier est même dans son jardin, car il habite Mons-en-Pévèle, autant dire que le gaillard au physique de viking a été rapidement baptisé Magnus Bäckstedt. On ne va pas tout dévoiler mais la mayonnaise a plutôt très bien pris entre les quatre et le staff Specialized.

 

Huit pour quatre

Nos quatre gagnants ont eu pas moins de cinq personnes du staff Specialized pour les chouchouter, préparer les sacs garnis de dotations et bichonner les vélos la veille au soir de la cyclosportive. Ruby pour les filles et Roubaix S-Works pour les trois garçons, la banane ne quittera pas leurs visages tout le week-end. En plus du Staff, deux ambassadeurs Specialized étaient présents : Mathilde Terrason et Nicolas Raybaud, une chance pour l'échanger avec eux sur le statut d'ambassadeur, parler vélo et surtout prendre les roues durant cette longue journée du samedi. Pour nos gagnants un vrai week-end de rêve d'autant que les conditions météo étaient simplement parfaite, soleil à gogo et vent dans le dos !

Le pack des gagnants comprenait donc un dossard pour le Paris-Roubaix Challenge 172 km (chez Spe on ne rigole pas, tout le monde est logé à la même enseigne même les deux journalistes accompagnants) et une journée VIP ASO à bord d'un véhicule avec chauffeur. La huitième personne aux petits oignons se nomme Julien Fouchard, ancien coureur professionnel chez Cofidis. Julien revenait pour la première fois sur les pavés, mais cette fois en pantalon/chemise avec pour mission de se faufiler dans la circulation pour naviguer de secteur en secteur et faire vivre la course au mieux. Une tâche rude même avec un véhicule accrédité tant la circulation est dense, les secteurs nombreux et les cyclistes rapides. Merci aux deux GPS Rémy et Clément pour la navigation additionnelle et à Fabien pour le suivi live dans la course sur Eurosport dans le van.

Sur le bord du pavé le dimanche on en prend plein des yeux en compagnie de notre chauffeur Julien, chacun y va de son pronostique et s'inquiète pour son favori.

 

Le samedi on pédale

Notre petit peloton s'engage sur la cyclosportive bien groupé et équipé des dernières tenues Specialized printemps/été 2018 et du dernier casque Evade II. La Quick-Step n'a qu'a bien se tenir le train rouge certes un peu moins rapide à de beaux atouts. Il faut dire que nos sélectionnés sont de vrais sportifs passionnés et entraînés, il ne faut pas mollir dans les roues faute de se retrouver dans une cassure. On ne va pas dérouler les 172 km du parcours mais avec six heures au compteur et trente de moyenne le rythme fut parfait. Parfait pour profiter ensemble et faire des regroupements lorsque cela fut nécessaire. Le seul regret que tout le monde partage est d'avoir vu Céline monter dans le véhicule d'assistance avec une belle chute dans le secteur pavé qui précéde la trouée d'Arenberg. Le risque de chute est forcément plus important sur Paris-Roubaix, les flux de cyclistes étant parfois assez dense et les différences de niveaux importantes. Il faut dire qu'avec notre meute de Specialized Roubaix le franchissement des pavés était un régale, on se demande d'ailleurs comment certains arrivent au bout avec leurs vieilles trapanelles. 

Les premiers secteurs s'avalent facilement, l'occasion pour chacun de trouver son rythme sur cet exercice si particulier et de suivre l'avancée des membres du groupe lorsqu'un virage se profil.

Pour Nicolas déjà finisher de l'épreuve l'an passé est particulièrement à l'aise, le haut du pavé n'est pas difficile à tenir même s'il faut parfois slalomer pour doubler des gros groupes compacts.

Arrivée du groupe dans la trouée d'Arenberg après 90 km, l'entraîde et les conditions exceptionnelles on permis de partager ce moment ensemble.

Rémy terminera les 55 km sur le haut du pavé, refusant d'emprunter les bas côtés parfois plus lisses. Votre serviteur a lui tout testé pour préserver l'intégrité ses petits bras. Après trois mois de test du Roubaix sur nos routes habituelles, pouvoir rouler un vélo que l'on maîtrise sur ce terrain si particulier est une chance. Facile de prise en main les gagnants ont du eux s'adapter plus rapidement, étonnamment même après un fitting rapide sur hometrainer aucun ne s'est plain même après six heures sur le vélo. Après coup, il est difficile pour nous d'envisager retourner sur ce parcours avec un vélo autre que le Roubaix et toutes ses technologies prévues pour le confort. 

S-Works pour les gagnants, Expert pour le reste du peloton. On ne va pas se plaindre car on a pu bénéficier d'une belle upgrade côté roues avec le montage d'une paire de Roval CLX 32 disc en carbone. Couplées avec une paire de pneus Specialized Turbo Coton en 28 mm série "Hell of the North". Le vélo est vraiment dynamisé dans les relances sans pour autant perdre en confort. Côté résistance des pneus seulement deux crevaisons pour la dizaine de cyclistes du groupe avec des pressions en chambre à air entre 4,5 et 5,5 bars. 

Clément alias "Magnus" casse du pavé à deux pas de la maison, le reste de la saison il laisse les fameux secteurs pavés aux agricultures du coin pour parcourir les cyclosportives du nord et de la Belgique. 

Mathilde grimasse un peu, mais sa journée s'est passée sans encombre pour cette ambassadrice Specialized qui travaille au magasin Bike Paradise de Tours où elle encadre chaque samedi matin un groupe de cyclistes girly bien motivé.

 

Souvenirs souvenirs, les participants reviennent sur leurs meilleurs et leurs moments difficiles

Difficile de revenir sur terre après un week-end de cette trempe, il y a bien sûr un peu de fatigue, mais surtout mille et un souvenirs qui s'entremêlent. On peut surtout passer un grand merci à Specialized France et son staff jeune et dynamique qui se décarcasse toute l'année pour faire tester ses vélos sur la tournée Test The Best ou sur un événement privé comme ce Roubaix Expérience. Allez à leur rencontre et restez connecté sur les réseaux sociaux pour vivre un jour une aventure comme celle-ci sur Paris-Roubaix ou sur une autre classique, c'est tout le mal que l'on vous souhaite.

Mathilde : La bière salvatrice après six heures de vélos et la bienveillance de toute l'équipe à mon égard. Le passage du carrefour de l'arbre a été physique le moment le plus dur. Gros moment de doute également lorsque l'on a appris la chute de Céline dans toutes les langues après le secteur 20.

 

Céline : Ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de rouler sur un vélo magique comme le Ruby, j'adoré rouler dessus même si ce fut trop court à mon goût. Pour chez moi à Tours un petit Tarmac serait top, j'ai pu l'essayer la semaine suivant Paris-Roubaix lors d'un TTB. Pour le mauvais moment, ce n'est pas pas dur ma chute m'a vraiment dégoûté. Je suis frustrée de ne pas avoir fini le parcours mais il fallait être raisonnable car ma douleur au bras était trop grande pour tenir le cintre sur les pavés.

 

Rémy : J'ai tout kiffé ! Mais mon gros coup de cœur va au vélo, je possède deux tarmac SL4 & SL5 et j'ai vraiment senti la différence. Le système " Future shock " est interressant sur la route et démontre toutes ses qualités dans les pavés et c'est ce qu'on attend .
Mains posées sur la haut du cintre l'effet de pompe est impressionnant, les secousses par rapport à un vélo traditionnel sont moindres ,  elles sont régulées et on se retrouve en promenade de santé sur les pavés sans avoir les mains tétanisées par les chocs et engourdies  ( c'est normal, on les ressents de moitié ) . Petite déception à l'arrivée, j'aurai bien mangé un cornet de frites moi.

 

Clément : Jamais je n'aurais pensé vivre un jour Paris-Roubaix dans des conditions si parfaites, même lors de ma crevaison je n'ai pas mis la main à la patte. Trois minutes plus tard que que Billy est fait le nécessaire nous étions reparti. Si tu me demandes le moment le plus dur, sans hésitation c'est quand Serge a rangé mon bike dans le camion !

 

Nicolas : Je garde en souvenir la remise du sac XXL plein de dotations, noël avant l'heure en somme. Mais aussi la découverte du Roubaix S-Works sur le premier secteur pavé, on se prend rapidement pour Peter Sagan. Pas de mauvais moment personnellement, juste un petit creux après le carrefour de l'arbre rapidement rempli par le morceau de pizza apporté par Fabien.

 

 

 

 

 

 


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