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Visite chez Specialized : suivez le guide !
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Ajouté 22/07/2011 15:17 par Thibaut Simon

Cette année, Specialized a assuré son lancement presse de la gamme 2012 à Monterey, à deux pas du siège de Morgan Hill, en Californie. L'occasion idéale de visiter cette marque aussi populaire que prestigieuse. Petit tour du propriétaire...

Bienvenue dans le temple... 

Que l'on aime ou que l'on déteste Specialized (encore faut-il avoir des raisons crédibles de détester la marque...), il faut bien admettre qu'elle fait office de référence dans le monde du vélo. Une marque historique, innovante, portée sur la qualité, une enseigne populaire autant qu'élitiste... et qui, à elle seule, a suffisamment d'aura et d'influence sur le milieu pour pouvoir donner (décider ?) les tendances à venir du marché, du moins pour donner quelques impulsions...

Qu'on le veuille ou non, Specialized est dans l'esprit de tous les pratiquants passionnés. Et lorsque ce n'est pas directement pour ce que la grande Californienne produit ou symbolise, c'est au moins pour l'image qu'elle répand et pour l'omniprésence du ''S'' rouge au plus haut niveau de la compétition. De toutes les compétitions.

Mike Sinyard a galèré de nombreuses années pour lancer sa boîte en 1974. Lui, c'est le créateur. D'ailleurs, c'est encore le big boss aujourd'hui. Et à 61 ans, l'ancien hippie a encore beaucoup trop de choses à faire pour penser à prendre sa retraite. Non, non. Il est toujours là et c'est d'ailleurs lui qui nous accueille.
Ce Californien typique était parti faire le tour d'Europe à vélo et avait ensuite décidé d'importer quelques pièces introuvables aux USA pour confectionner ses premiers vélos. Specialized est née comme cela.
  
Les locaux que nous visitions maintenant existent depuis 1982. Nous sommes à Morgan Hill, petite bourgade à 1h30 de route au Sud de San Francisco et le soleil brille. Comme souvent ici.
Le siège de Specialized regroupe toutes les activités exceptée la production. L'essentiel des cadres se fait à Taïwan. Il ne faut pas se leurrer. On ne peut pas rester des artisans en ayant autant de succès. Et Mike ne le regrette surement pas... 300 personnes environ travaillent ici. Les ingénieurs et leurs équipes pensent et conçoivent les protos des vélos, des pièces, comme une bonne partie de l'équipement ici même. Des labos de tests valident également la qualité de la production, dans une immense salle.

Nous sommes samedi. La majeur partie du personnel est en weekend. Nous commençons la visite... les yeux grands ouverts.
 

Specialized aime voir les choses en grand...


Le fameux Combi du boss, l'une des plus belles pièces du musée Specialized. 


Les manuscrits de la Mer Morte ? Ou le tout premier catalogue écrit de la main de Mike Sinyard ?


Encore un autre jouet qui décore les locaux. Eh ! Mike ! Il est temps de remettre une pièce là...


Derrière ses murs, les ingénieurs du département casques dessinent et conçoivent les protos des futurs couvre-chefs.


Ces immenses salles sont dédiées aux formations SBCU destinées aux revendeurs et techniciens.


A l'étage, les employés disposent d'une salle de sport à faire pâlir les chaînes spécialistes de la remise en forme. 


Rien de tel qu'un bon vieux sac de frappe Everlast pour éviter de se défouler sur les collègues les jours de stress...


Specialized soigne la déco jusque dans les toilettes. Bien vue le poster accroché juste au dessus !


Mike Sinyard, toujours sur le vélo...
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Comme souvent, le soleil brille en Californie. Voici les locaux modernes autant qu'immenses du siège de Specialized. Nous sommes dans la petite ville de Morgan Hill, à 1 heure et demi de route au sud de San Francisco... et nous allons entrer dans le temple...Chez Specialized, on fait de beaux vélos, mais on aime aussi soigner l'image. La déco des locaux est toujours très travaillée, dans chaque pièce, dans chaque recoin. Rien n'est laissé au hasard et l'immense hall d'entrée met tout de suite dans l'ambiance !Non, aucun doute. On est bien chez Specialized. La visite peut commencer. Il est important de noter que nous sommes venus un samedi. Donc, pas de panique si vous ne voyez pas grand monde dans les locaux, les gens sont aussi en weekend chez Specialized !Dès que l'on entre dans l'immeuble, on fait face au musée. Un passage presque obligé pour aller voir le reste des locaux.Ambiance tamisée, parquet au sol. La pièce est classe et regorge de vélos historiques. Accrochées au mur, il y a 30 années d'histoire...Au fond du musée, le fameux Combi de Specialized, ultra connu mais qu'on ne se lasse jamais de contempler.Peace and love mon frère. Oui, Mike Sinyard, le créateur et actuel big boss de Spé, était un hippie ! C'est dans cette culture-là qu'est d'ailleurs né le MTB, quelques dizaines de kilomètres plus au nord.Sous vitrine, voici les fameux manuscrits de la Mer Morte. Ah non pardon, c'est le tout premier catalogue Specialized, écrit de la main de Mike Syniard. C'était un peu plus ''roots'' à l'époque que maintenant chez Spé !Au milieu du bâtiment, et toujours en guise décoration, des rues ont été reconstituées. Elles séparent les différents services et activités de la boîte. On y croise de belles choses, comme cette Mini Specialized. Par contre, faudra que Mike pense à remettre une pièce...Voici l'immense pièce du show room, telle un magasin donnant sur une rue.Ambiance détente. Pour nous ça sera des pressions...Une bonne partie des vélos de la gamme en cours sont stockés sur la gauche.Des vitrines rendent hommage aux produits vintage et collector.Ambiance classe...Le show-room est pensé comme un magasin. Il ressemble d'ailleurs aux concept-stores Specialized des USA.Entre deux salles, un petit stand de bouffe bien à la mode ricaine est installé. Ben c'est du propre ! Ah les morfales !Yann Noce, patron du marketing chez Specialized France, paye son petit hot dog...Direction les labo de tests...On commence par la partie casques. C'est dans cette pièce que son pensés les casques. C'est aussi là que les protos sont fabriqués et c'est également là que les tests de fiabilité sont effectués.Les différentes parties d'un casques, les protos, les moules, placés en évidence avec les explications... Visiblement Specialized avait préparé notre venue...Ici, des nouveaux casques sont immergés longuement dans l'eau pour étudier leur comportements et leur résistance lorsqu'ils sont trempés.Ici on casse des casques pour vérifier leur efficacité.Cette machine simule les impacts en lâchant un poids à vitesse variable sur le casque. Le casque peut être positionné dans tous les sens pour vérifier tous les points d'impacts possibles.Cette fois, nous entrons dans la salle de torture. C'est ici, sur ces machines, que Specialized teste ses cadres.En accrochant un poids à une barre que l'on passe dans la douille de direction, on vérifie la rigidité et la solidité de celle-ci.Lorsque nous sommes passés, c'était au tour des VTT de souffrir. Pris en flag de maltraitance, Specialized violente un Stumpjumper 2012 ! Sur cette machine on évalue la résistance aux contraintes latérales sur le triangle avant.Celui-ci encaisse des contraintes frontales. On a mis les mains sur le cadre : c'est dingue comme l'alu bouge dans tous les sens. On dirait qu'il va littéralement éclater ! Mais au final, ce Stump ne bronchera pas...Derrière cette vitre, ce sont les roues Roval, la marque maison, qui sont testées avant d'être mises sur le marché.L'oeil inquisiteur du processus... Ces ordinateurs reliés aux machines analysent les données et rendent leur froides sentences. La Nasa est jalouse.Ahah ! Les petits instruments de torture encore tout chauds...On sort du labo. Partout dans les couloirs, on tombe sur d'étranges créations plus ou moins sérieuses, comme ce VTT proposé pour la police...Ici, dans cette aile du bâtiment, commence les salles spécifiques SBCU (Specialized Bike Components University), c'est à dire à la formations des dealers et techniciens, sur les vélos comme sur les accessoires.La salle où l'on forme les revendeurs au positionnement des pilotes sur le vélo, aux prises de cotes, aux réglages etc... C'est à dire ce que vous pouvez faire en magasin si vous avez décidé d'acheter un Specialized.Ici, on ne se bat pas pour la place !Une salle de formation technique et mécanique. A noter que la division française de Specialized, basée à Charmes, dispose du même programme SBCU et de salles de ce type pour accueillir et former les revendeurs français. C'est juste un peu plus grand ici...Une salle SBCU de présentation et de formations théoriques. C'est comme à l'école et il y a bien un radiateur au fond à gauche si ça vous intéresse...Un coin de l'entreprise qui ne sert à rien (pour l'instant ?) mais qui a tout de même été décoré comme il se doit. On vous l'a dit, Specialized ne laisse rien au hasard.Mike Sinyard, le créateur et le big boss de la marque. Il doit trouver ça bizarre quand il se retourne et qu'il se souvient des débuts, il y a une trentaine d'année, lorsqu'il galèrait pour importer des pièces d'Europe pour faire ses premiers vélos...Comme ils avaient encore un peu de place, ils ont installé une brasserie dans les locaux...Derrière cette grille, c'est un peu comme la cour de récréation. A la pause, les employés peuvent se servir parmi les vélos stockés ici pour aller rouler. Ils y sont même grandement incités ! Il existe d'ailleurs des petits challenges qui permettent de motiver les troupes.Le stock de pièces en tous genres. Derrière cette porte, ça doit être le seul endroit qui n'est pas décoré avec soin...A l'étage, on découvre une salle de sport à faire pâlir les chaînes spécialistes de la remise en forme. Tous les salariés peuvent venir ici librement quand ils le souhaitent. Il y a toutes les machines connues, des haltères, des sacs de frappe, des cordes pour grimper, des vélos d'appartement (un comble !)...Un bon vieux sac de frappe Everlast au boulot, c'est l'idéal pour ne pas s'en prendre à ses collègues les jours de stress... Très bonne idée !La presse française en visite dans les toilettes de Specialized. Sympa la photo au dessus des urinoirs ! En tous les cas, elle est très bien placée ici !C'est un concept très américain de proposer ce genre de choses dans l'entreprise. Les salariés restent ainsi plus longtemps et se motivent d'avantage.Même les haltères portent le logo Specialized ! Ici on est corporate jusque dans le détail. Une vraie culture...Dans les locaux, on peut même voir certains revendeurs français, parmi les plus fidèles à l'enseigne, qui sont mis à l'honneur sur les murs. Celui-ce se reconnaitra... Salut Florian !Une partie des locaux, comme celle du show-room a été finalisée seulement cette année. Ça sent le neuf ! Derrière la vitre, on peut voir la cafét' de l'entreprise. C'est buffet tous les jours !Mike Sinyard, toujours sur le vélo à 61 ans.
Comme souvent, le soleil brille en Californie. Voici les locaux modernes autant qu'immenses du siège de Specialized. Nous sommes dans la petite ville de Morgan Hill, à 1 heure et demi de route au sud de San Francisco... et nous allons entrer dans le temple...