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VDR et Valais – deuxième partie

Publié le 20/08/2017 08:28   par Amaël Donnet  

Après avoir emprunté le final de l’étape du Tour de France 2016, reliant Berne à Emosson, pour notre deuxième jour dans le Vieux Pays, Vélo de Route a mis le cap sur le Valais Central. Aujourd’hui un dossard sera épinglé à notre maillot, nous allons participer à la Cyclosportive des Vins du Valais juste pour le plaisir de découvrir de nouvelles routes.

Texte : Amaël Donnet

Images : Szymon Kotowsky & Amaël Donnet

 

 

A travers les coteaux, de long en large

Pour la deuxième étape de notre voyage, Valais Promotion nous a inscrits à Cyclosportive des Vins du Valais. Après quelques discussions, de manière démocratique, nous décidons de rouler tous ensemble. A l’unisson, nous optons pour la version 130km garnie de 1’537m de D+. Finalement, il y aura une défection involontaire. Cette cyclo se place comme la suite de l’Alex Moos, elle repose sur une organisation à cent pour cent bénévole. Un acte solidaire qui reste encore d’actualité au pays de la croix blanche sous fond rouge. Mais qui est Alex ? Ce dernier, un ancien coéquipier de Mario Cipollini, a participé aux trois grands tours que sont le Giro, le TdF et la Vuelta. Par la suite, Alex s’est illustré en VTT (XC marathon) et de nos jours il occupe le poste de directeur sportif au sein de l’équipe VTT BMC. Il a sous ses ordres, entre autres un certain Julien Absalon.

Après les avoir comptés… revenons à nos moutons ! Quelques notes de musique me tirent des bras de Morphée, c’est l’heure de se lever. Un réveil aux aurores, ce n’est jamais pour me plaire, mais quand c’est pour rouler ça va encore. Le petit déjeuner est avalé en moins de deux, puis un bus nous transporte au départ de la cyclo. L’heure avance, il y a foule, nous sommes à la bourre sans toutefois être angoissés. Nous rejoignons la ligne de départ derrière plus de mille cyclos et quelques participants en vélos couchés et à bras. Déjà en retard, on ne s’inquiète toujours pas. Nous discutons quelques mots avec Steve Morabito, il a donné le départ de l’épreuve. La mise en route se fait progressive, dans un premier temps c’est tout plat. Le peloton file de Sion en direction de Martigny avant de remonter le Rhône depuis Branson. De là nous alternons quelques petites grimpettes à Saillon et sur Chamoson, avant un premier ravitaillement situé à Saint-Pierre-de Clages. Des lieux que j’apprécie et que je connais bien pour avoir roulés sur ses routes sur des épreuves nationales (GP de Vin Valloton) ou sur des courses de préparations.

Le départ a été lancé par Steve Morabito

Nous ne sommes pas en tête de course ;-)

 

Au fil des kilomètres nous remontons gentiment dans le peloton, tout en discutant, en plaisantant ou en faisant des «roues arrières» pour taquiner les copains. Les participants sont de tous style, de tous niveaux, cette cyclo attire un public populaire. Seules certaines ascensions sont chronométrées, au pied de la première manche qui nous mènera sur Lens, notre groupe est pratiquement complet. Le début du segment chronométré ne changera rien pour nous, nous appuyons que très légèrement plus fort sur les pédales. Sur le premier tiers, je rencontre un ami. Je m’arrête pour allumer un pétard… Pas pour fumer un pétard ! Nous fêtons notre fête nationale avec les moyens du bord. Histoire de ne pas terminer dernier, je repars au taquet pour limiter le débours de temps. Le rythme est bon, mais cela ne dure pas assez longtemps. Vent de face, les jambes, brûlantes, me lâcheront à deux kilomètres du sommet. Regroupement général sur le deuxième ravito, après quelques papotages, nous repartons en petit groupe. Nous sommes encadrés par une moto sur la descente. Ca va mollo, mais nous rattrapons quand même des cyclos peu à l’aise dès qu’il faut virer sur l’angle. Plus les années passent et plus je me dis que le vélo ce n’est pas qu’une affaire de physique, le pilotage et la tactique sont largement trop souvent occultés.

A 8h, au moment du départ les températures étaient agréables, plus les heures passent et plus ça tourne à la fournaise. Un vent asphyxiant souffle de plus de face. Les points d’eaux sont nombreux et les ravitaillements bien fournis, mais ces derniers ne sont forcément riches en «essence». Une hypo se prépare, la deuxième montée chronométrée en sera le théâtre. Arnaud Rapillard, un spécialiste de XC marathon, ancien numéro un mondial au classement UCI, me sauvera au sommet en me donnant un gel énergétique. Cette dose de sucres complexes m’aidera à ramener notre petit peloton sur les vingt-cinq derniers kilomètres nous ramenant au point de départ. Mais diantre, qu’il fait soif ! A l’arrivée nous buvons tout ce qu’il nous tombe sous la main, y compris un petit blanc glacé et une boisson de récupération à base de houblon. Une sacrée équipe de soiffards !

Proposant des distances variées, passant le plus souvent par de belles petites routes, bien organisée et se déroulant dans le cadre magique des vignobles valaisans, cette épreuve connait un succès grandissant. En 2017, nous étions plus de mille deux-cents cyclistes au départ, et je crois, personne n’a regretté sa participation.

 

Une bonne raclette pour adoucir le blanc et la bière !

 

Deux petites vidéos sur le sujet

https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/vs-le-patrimoine-viticole-un-argument-pour-le-cyclotourisme?id=8814973

 

En fin de journée, le cap est mis sur la vallée de Conches. Celle-ci s’étend sur trente-sept kilomètres et elle mène à la naissance du Rhône. Nous quittons la fournaise et nous rentrons en pays germanique. En soirée, en dégustant un excellent Haida à l’hôtel Glacier du Rhône perché à 1'757 mètres, j’ai vraiment l’impression de changer de monde. Nous avons quitté le cagnard et la foule de cyclistes. Il fait frais, c’est calme, les montagnes nous enserrent sans nous emprisonner. Cet hôtel possède une riche histoire. Il a été construit par une famille active sur Zermatt au début fu tourisme montagnard. Alors que les calèches ont été remplacées par un train, les tenanciers de cet hôtel se sont arrangés avec la compagnie ferroviaire pour un arrêt d’une heure, histoire que les passagers se ravitaillent sur place. De nos jours, il est possible de voyager à bord d’un train à vapeur d’époque ou d’opter pour le ferroutage menant de Bellwald au canton d’Uri.

Une affaire de trains

 

 

Le Valais et la compétition cycliste

Les tours nationaux que sont le Tour de Romandie et le Tour de Suisse sont des habitués du Valais. Le Tour de France, le Giro, le Dauphiné et à l’échelle inférieure (U23) le Tour du Val d’Aoste sont venus en visite dans le Vieux Pays à travers des étapes passant par Verbier, Martigny, Monthey, Crans-Montana, le Grand St-Bernard ou la magnifique ascension menant de Finhaut au barrage d’Emosson. Il se murmure, dans les milieux autorisés, que le TDF et le Giro seraient de retour en terres valaisannes d’ici les deux prochaines années. A l’échelon suisse, le Valais accueille depuis de nombreuses années une épreuve nationale, des courses de préparations (Giron), une cyclo et des courses de côtes. Le Valais est le canton de suisse qui est peut-être le plus actif au niveau du cyclisme.

 

Quelques liens répertoriant le calendrier valaisan


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